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Diplomatie tunisienne : L’engagement sans faille de Kaïs Saïed en faveur de la Palestine scellé à Amman

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  • 7 août 2026
  • 6 min de lecture
Diplomatie tunisienne : L’engagement sans faille de Kaïs Saïed en faveur de la Palestine scellé à Amman

Sous l’impulsion directe du Président de la République, Kaïs Saïed, la Tunisie continue d’élever la cause palestinienne au rang de priorité absolue de son action diplomatique.

La Presse — Depuis son accession à la magistrature suprême, le Chef de l’État a fait de cette question bien plus qu’une ligne de conduite institutionnelle. Il s’agit du cœur battant de sa vision internationale, prônant le soutien inconditionnel au peuple palestinien pour le recouvrement de l’ensemble de ses droits légitimes et l’établissement d’un État souverain sur la totalité de la Palestine historique, avec Al-Qods Al-Charif pour capitale. Une position qui est en phase avec celle du peuple tunisien, qui n’a cessé de clamer haut et fort son soutien au peuple palestinien. 

La voix ferme de la Tunisie portée lors de la réunion d’Amman

Cette doctrine d’engagement total s’est de nouveau illustrée ce 5 août 2026 à Amman. Et c’est, sur instructions du Chef de l’État que le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a pris part aux travaux de la réunion du Comité ministériel arabe chargé de l’action internationale concernant Al-Qods Al-Charif. 

Face à la dangereuse escalade des autorités d’occupation dans la Ville Sainte, la Tunisie a porté une voix ferme, exigeant une réponse arabe et islamique unifiée pour préserver le statut juridique, historique et spirituel d’Al-Qods.

Mohamed Ali Nafti  a souligné, dans son discours prononcé à cette occasion, qu’Al-Qods Al-Sharif ne constitue pas seulement une question politique ou un dossier de négociation, mais une ville bénéficiant d’un statut spirituel, historique et civilisaturel exceptionnel dans le monde. Elle représente ainsi un patrimoine humain commun où coexistent paisiblement les peuples, avec leurs religions et leurs cultures. Il a insisté sur le fait que la préservation de son identité authentique, la protection de ses lieux saints musulmans et chrétiens, ainsi que le maintien de son statut historique et juridique constituent une responsabilité collective indissociable des efforts visant à rendre justice au peuple palestinien et à lui permettre d’exercer ses droits nationaux légitimes et inaliénables.

Le ministre a réitéré la position constante et le soutien ferme de la Tunisie à la cause palestinienne, en particulier le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de son État indépendant et pleinement souverain sur l’ensemble du territoire palestinien, avec Al-Qods Al-Sharif pour capitale. Il a réaffirmé le rejet catégorique de la Tunisie de toutes les mesures unilatérales visant à modifier la réalité historique, juridique et démographique d’Al-Qods Al-Sharif, y compris la colonisation, le déplacement forcé, la démolition de logements et les agressions répétées contre les lieux saints musulmans et chrétiens. 

Le ministre a conclu son intervention en affirmant que la Tunisie poursuivra, sur la base de ses principes et de ses convictions, son soutien indéfectible aux droits nationaux légitimes du peuple palestinien. Elle continuera de travailler avec ses frères et partenaires pour renforcer la coordination arabe, islamique et internationale afin de protéger Al-Qods Al-Sharif, de soutenir la résistance du peuple palestinien et d’instaurer une paix juste et globale fondée sur le respect du droit international et des résolutions de la légalité internationale.

En marge de ces travaux, la diplomatie tunisienne a traduit sur le terrain la fermeté présidentielle lors d’un entretien bilatéral entre Mohamed Ali Nafti et la ministre palestinienne des Affaires étrangères et des expatriés, Mme Varsen Aghabekian Shahin. Le ministre tunisien a réitéré la solidarité indéfectible de la Tunisie avec le peuple frère palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, rappelant les actes concrets posés par Tunis, notamment les deux plaidoiries orales présentées devant la Cour internationale de justice (CIJ) et la disposition de la Tunisie à intensifier la coopération technique, éducative et estudiantine. Une position saluée avec une haute considération par la partie palestinienne, qui a rendu hommage à la constance de la République tunisienne sous la conduite du Président Kaïs Saïed.

Cette séquence diplomatique à Amman s’inscrit dans la continuité du combat mené par Kaïs Saïed sur la scène internationale. Qu’il s’agisse de ses interventions au Palais de Carthage dénonçant la «faillite de la conscience internationale», de ses échanges téléphoniques sans détours avec des dirigeants mondiaux pour exiger la fin des agressions, ou encore de ses récents discours marquants lors des sommets de Pékin (mai 2024) et de Riyad (décembre 2022), Kaïs Saïed maintient une ligne claire. Aucune paix durable ne sera envisageable tant que justice ne sera pas rendue au peuple palestinien.

Une position commune et unifiée pour la défense d’Al-Qods

Une déclaration commune a été publiée suite à cette réunion  condamnant l’escalade et les mesures illégales d’Israël à Al-Qods occupée. Les particpants ont rejeté toute tentative de modifier l’identité, le statut juridique ou démographique de la ville, réaffirmant qu’Al-Qods-Est est le territoire occupé devant constituer la capitale d’un État palestinien indépendant (sur les frontières de 1967), conformément à la solution à deux États.

Ils ont par ailleurs condamné fermement les incursions et provocations à la mosquée Al-Aqsa, rappelant qu’elle est un lieu de culte exclusivement musulman sous la gestion unique des Waqfs jordaniens, tout en apportant un soutien plein à la tutelle hachémite historique. Ils ont dénonce également les atteintes aux lieux saints et communautés chrétiennes, et appelé à soutenir la résilience des habitants d’Al-Qods et le travail du Comité Al-Qods.

Avertissant qu’attaquer ces sanctuaires risque de déclencher un conflit religieux mondial, les participants appellent la communauté internationale et le Conseil de sécurité à stopper les exactions israéliennes (colonisation, atteintes à l’Unrwa, violations du cessez-le-feu à Gaza). Ils rejettent le transfert de missions diplomatiques à Al-Qods et annoncent des actions concrètes dont notamment la création d’un mécanisme de documentation des violations , un plaidoyer international conjoint, et la tenue d’une réunion entre l’Organisation de la Coopération Islamique et Ligue Arabe en septembre 2026 à l’ONU.

Face à la crise humanitaire et aux opérations militaires dans la bande de Gaza, l’Union européenne ne fait qu’étaler ses divisions à ce jour. Alors même qu’Israël fait l’objet d’accusations de génocide et que la CPI a émis un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité visant Benjamin Netanyahu, les Vingt-Sept ne parviennent pas à dégager un consensus sur une réponse ferme. Preuve du malaise et de la passivité européens, le chef du gouvernement sioniste continue d’emprunter librement l’espace aérien de pays comme la France, l’Italie ou la Grèce, pourtant tous signataires du Statut de Rome.

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Auteur

Samir DRIDI

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