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Intoxication alimentaire chez l’enfant : La prévention passe par une bonne hygiène !

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  • 7 août 2026
  • 4 min de lecture
Intoxication alimentaire chez l’enfant : La prévention passe par une bonne hygiène !

Les intoxications alimentaires chez l’enfant ne passent jamais inaperçues. Il s’agit d’une contamination qui risque de provoquer plusieurs symptômes gênants ainsi qu’une altération de l’état général de l’enfant. En cette saison caniculaire, le risque des intoxications alimentaires augmente en raison de la péremption précoce des aliments. Autant en cerner les causes, en connaître les signes et avoir une idée sur le traitement et les gestes préventifs pour mieux venir en aide aux chérubins atteints.

La Presse — Il faut savoir, avant toute chose, qu’une mauvaise hygiène alimentaire ou de vie  risque de favoriser la contamination chez l’enfant. En effet, selon le Dr Nourchene Khelil, pédiatre, les principales causes de l’intoxication alimentaire chez l’enfant sont les viandes et les volailles insuffisamment cuites, les œufs crus ou peu cuits, le lait et les produits dérivés non pasteurisés, les fruits et légumes mal lavés. La contamination est également possible via l’ingurgitation des eaux contaminées, notamment celles de mer, de la piscine ou encore celles que proposent des marchands ambulants.

Les symptômes

Contaminé, l’enfant se trouve en proie à une série de signes de gravité, soit des symptômes qui disent long sur la détérioration de son état général. « Les signes de gravité qui trahissent l’intoxication alimentaire chez l’enfant  se résument en une fièvre importante et une altération générale de l’état de l’enfant. Il est récurrent aussi d’observer du sang dans les selles ou dans le vomis. Des vomissements persistants risquent même d’empêcher l’enfant de boire. Aux vomissements s’ajoute une diarrhée profuse et fréquente. Les deux signes précités  — à savoir le vomissement et la diarrhée — préparent, déjà, le terrain à la déshydratation », indique la pédiatre.  Et d’ajouter que la déshydratation constitue le principal problème de santé à prévenir durant la saison caniculaire. Les principaux symptômes en sont la sensation de bouche sèche, les yeux enfoncés, la somnolence…

La solution de réhydratation orale s’impose

Le traitement des intoxications alimentaires chez l’enfant passe, d’abord, par la lutte contre la déshydratation. Aussi, la solution de réhydratation orale doit-elle être donnée à l’enfant, et ce, afin de compenser ses pertes en eau et en sels minéraux. « Certains parents se contentent de donner à boire à l’enfant  croyant qu’une eau minérale suffirait à le réhydrater. Or, l’eau ne contient pas assez de sels minéraux. La solution de réhydratation orale s’impose », explique le Dr Khelil. 

Les antibiotiques : uniquement sur avis du médecin

Par ailleurs, il est conseillé de donner à l’enfant à manger une fois que la solution de réhydratation orale a commencé à donner ses fruits. Les aliments recommandés sont le riz, les carottes et les bananes. « Il ne faut surtout pas forcer l’enfant à manger. Une fois qu’il se sente mieux, il sera capable de manger et de subvenir à sa faim », a-t-elle précisé.  S’agissant des  nourrissons, les mamans sont appelées à continuer à allaiter leurs bébés au sein. La pédiatre attire, en outre, l’attention sur le recours aux antibiotiques dans le traitement des intoxications alimentaires chez l’enfant ; un recours qui doit être décidé uniquement par le médecin traitant et réservé essentiellement aux cas confirmés d’une contamination intestinale d’origine bactérienne.

Mieux vaut prévenir que guérir ! La prévention des intoxications alimentaires chez l’enfant est possible. Elle passe par une bonne hygiène, dont le lavage fréquent des mains à l’eau savonneuse. Pour ce qui est de l’hygiène alimentaire, il est recommandé d’opter pour une cuisson optimale de la nourriture, pour le lavage des fruits et légumes et pour la consommation de produits laitiers pasteurisés. « Il est recommandé aussi d’être regardant sur la date de péremption des produits alimentaires, de respecter la chaîne de froid et d’éviter de boire des eaux non contrôlées et mal conservées », conclut-elle.

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Auteur

Dorra BEN SALEM

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