Distribution d’eau dessalée insalubre ? La direction de la station de dessalement de Sousse démonte les rumeurs
Des bruits alarmistes ont récemment circulé quant à la station de dessalement de Sousse. Ces rumeurs évoquent la distribution d’une eau insalubre et se sont propagées telle une traînée de poudre. En guise de riposte à ces bruits de chaumière, le responsable du chantier, Moncef Amara, apporte un démenti catégorique assurant que l’infrastructure de pointe dans la station subit encore ses ultimes validations techniques en circuit fermé et n’a pas encore procédé à la distribution publique de l’eau.
« La sécurité hydrique de la région du Sahel fait l’objet d’une vigilance technique absolue, loin des spéculations infondées qui agitent l’espace virtuel », a-t-il d’emblée révélé ce matin au micro de Jawhara FM. Le directeur du projet de dessalement d’eau de mer de Sousse, a ainsi formellement balayé et d’un revers de main, toutes les allégations prétendant la commercialisation d’une eau impropre à la consommation ou chargée de composants nocifs. M. Amara a clarifié la situation en précisant « qu’aucune distribution n’a encore été initiée dans les réseaux d’adduction publics, l’usine n’étant pas encore entrée dans sa phase d’exploitation industrielle active ».
Par ailleurs, l’intervenant a indiqué que le site traverse actuellement une période de rodage complexe, caractérisée par des simulations d’ingénierie et des évaluations de performance de fin de chantier. « Cette étape de transition s’avère indispensable pour certifier la potabilité des volumes traités et valider leur stricte adéquation avec les grilles de normes sanitaires tunisiennes », note-t-il. Et d’ajouter que « le processus de validation implique une surveillance constante de la part du ministère de la Santé, unique autorité de tutelle habilitée à délivrer l’autorisation de pompage vers les foyers après des analyses physico-chimiques approfondies ».
Doit-on rappeler que cet investissement d’envergure, dont l’enveloppe budgétaire globale avoisine les cent trente millions de dinars, affiche désormais un taux de réalisation complet pour ses quatre compartiments structurels. Dans cet ordre d’idées, M. Amara précise que les bâtiments de traitement, les réseaux de transfert, les centrales électriques de secours et les infrastructures de connexion sont entièrement opérationnels. Et d’ajouter que les volumes marins subissent une série de filtrations primaires rigoureuses associées à des phases d’injection chimique calibrées, visant à optimiser l’indice de clarté avant la phase finale d’osmose inverse. « Les équipes d’ingénierie se relaient jour et nuit pour clore ce calendrier de vérification. Nous invitons donc la population locale à la retenue et à la patience, le temps de finaliser ces opérations minutieuses qui garantiront la longévité de l’ouvrage », conclut-il.



