Editorial

Des enjeux financiers stratégiques

  • 11 août 2026
  • 3 min de lecture
Des enjeux financiers stratégiques

Les perturbations géopolitiques, de plus en plus intenses, et les nouvelles exigences commerciales, ont contraint tous les pays à la prudence, à la préparation de scénarios de riposte et donc à l’anticipation, notamment au niveau des projections budgétaires.

Le lancement par notre gouvernement, le 4 août, des premiers arbitrages sur le nouveau projet de loi de Finances 2027 et l’identification des principales orientations s’inscrivent dans cette logique proactive et glissante.

Un choix plutôt important pour la garantie d’une budgétisation par la performance, une gestion active des principales orientations financières et la création de marges de manœuvre assez importantes pour contrer tout éventuel bouleversement.

Il faut reconnaître justement que tout engagement budgétaire en amont, comme le confirment toutes les expériences, est un atout fondamental pour la sécurisation des financements publics, l’optimisation des dépenses et des coûts, le maintien d’une meilleure visibilité et stabilité financières.

Autant d’arguments qui constituent des avancées importantes pour la  garantie de la souveraineté économique.

Ce qui est encore important à retenir, c’est qu’en plus du souci d’anticipation et de projection, c’est  que les nouvelles mesures prévues par le projet de loi de Finances 2027 devraient chercher  à conforter, davantage, cette logique de continuité et de consolidation non seulement de ce qui a été acquis mais également de ce qui a été entamé et engagé.

Et c’est donc, tout à fait naturel que les principales dispositions porteraient, comme l’a réaffirmé la Cheffe du gouvernement, le 4 août, sur le renforcement de la résilience de l’économie nationale et la garantie d’une meilleure capacité d’adaptation aux nouvelles tendances du marché international, et l’approfondissement de la dimension sociale du projet national de développement, à travers le maintien d’un bon niveau de sécurisation de certains segments stratégiques, entre autres l’énergétique, l’hydrique et l’alimentaire.

Le souci devrait porter, aussi, sur l’instauration d’une véritable discipline budgétaire, d’où l’intérêt particulier accordé à l’amélioration de la rentabilité de notre système fiscal, à l’accélération de la restructuration des entreprises publiques qui continuent, malgré les avancées réalisées au niveau de la gouvernance, à surcharger les finances publiques, la revalorisation des investissements aussi bien publics que privés pour gagner les enjeux retenus par le Plan de développement 2026-2030 et l’élargissement de l’apport des régions dans la réalisation des choix nationaux prioritaires.

Autant donc de dispositions certes ambitieuses et stratégiques mais qui seraient, certainement, très exigeantes en termes de financements. Et cela nécessite, de toute évidence, l’instauration d’un système de production hautement compétitif et à forte capacité de création de richesses et de valeurs.

Auteur

Anis SOUADI

You cannot copy content of this page