L’objectif fixé par la Tunisie d’analyser et d’élever à 23 % la part des énergies renouvelables dans sa production d’électricité d’ici 2030 s’annonce difficile à atteindre. C’est le constat dressé ce mercredi 12 août 2026 par Youssef Chebil, Président de l’Organisation Tunisienne pour les Energies Propres et directeur général de l’entreprise Alpanis, spécialisée dans la fabrication de panneaux solaires.
S’exprimant sur les ondes de la Radio Nationale, l’expert a souligné que la concrétisation de ces ambitions nécessite un travail préalable d’envergure. Cela implique la modernisation des réseaux de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG), l’adaptation des infrastructures logistiques, ainsi que la révision des cahiers des charges et du cadre législatif.
Youssef Chebil a précisé que l’accélération de la transition énergétique repose sur un bouquet de solutions. Si l’énergie solaire constitue un levier majeur, elle ne peut se substituer totalement à l’électricité conventionnelle à ce stade. Il a également plaidé pour l’intégration de solutions de stockage d’énergie, précisant que celles-ci doivent s’inscrire dans une démarche collective afin de désengorger le réseau national, le coût élevé des batteries restant inaccessible pour la majorité des citoyens.
Malgré ces défis structurels, le secteur affiche une dynamique positive : les installations de centrales de production d’électricité ont enregistré une hausse remarquable de 50 % par rapport à l’année 2025.



