Résistance à l’insuline – Maîtriser son alimentation : prévenir le diabète 2
La résistance à l’insuline représente une nouvelle notion qui interpelle les soucieux de leur santé. Elle constitue, en effet, un problème de santé qui commence à être vulgarisé dans le but de mieux le comprendre et le maîtriser. L’idée étant de prévenir le diabète de type 2 en optant pour un traitement approprié mais aussi, voire surtout, pour une hygiène de vie saine et un poids-santé idéal.
La Presse — Il faut savoir, avant toute chose, que la résistance à l’insuline prépare le terrain au diabète de type 2 et non celui de type 1. «Le diabète de type 1 est dû à un dysfonctionnement organique. Le pancréas ne diffuse pas d’insuline pour réguler la glycémie. Les récepteurs ne fonctionnent pas correctement. Cependant, dans le cas d’un diabète de type 2, les organes fonctionnent normalement. Sauf qu’en présence d’une fine couche de graisse couvrant le pancréas, les récepteurs ont du mal à capter la molécule et finissent par résister à l’insuline», explique le Dr Maha Siala, nutritionniste.
Pour cerner le stade dans lequel se trouve la production de l’insuline, un bilan biologique s’impose. Il est, nécessairement, appuyé par un test d’hémoglobine glyquée, lequel clarifierait la stimulation du pancréas. Une sur-stimulation du pancréas finit par épuiser la réserve en insuline. On parle d’une résistance à l’insuline, mais dans le cas d’une limite supérieure du bilan, on parle de la phase pré-diabète.
Facteur génétique et mode de vie
Le Dr Siala met en garde contre les facteurs propices à la résistance à l’insuline ; des facteurs qui sont majoritairement contrôlables. «Il existe deux types de facteurs favorables à la résistance à l’insuline : ceux contrôlables et ceux, incontrôlables. Les premiers concernent le mode de vie. En effet, poursuit-elle, la sédentarité, le stress, la surcharge pondérale, l’obésité abdominale et la consommation de sucre et de gras augmentent le risque de présenter une résistance à l’insuline et de développer un diabète de type 2. A ces facteurs, s’ajoutent d’autres, plutôt incontrôlables, à savoir le facteur héréditaire et le syndrome des ovaires polykystiques (Sopk) chez la femme».
Les hommes endurent plus de l’obésité abdominale !
Certes, les femmes sont plus concernées par la résistance à l’insuline et ce, en raison du facteur des troubles hormonaux relatifs au syndrome des ovaires polykystiques. Néanmoins, les hommes eux sont plus en proie à l’obésité abdominale, cette graisse viscérale qui favorise et trahit, à la fois, la résistance à l’insuline. «Pis encore : la résistance à l’insuline menace les adolescents en situation d’obésité. Cette dernière gagne, chaque jour, du terrain et met en risque la santé des jeunes», ajoute la nutritionniste.
Ni sucre ni gras !
Pour lutter contre la résistance à l’insuline et avoir une emprise sur la situation, le médecin-spécialiste en nutrition et en endocrinologie prescrit un traitement qui varie au cas par cas. Cela dit, toutes les personnes présentant une résistance à l’insuline doivent s’appliquer à un régime diététique spécialisé. «L’objectif étant d’éliminer les aliments hypercaloriques contenant les deux principaux facteurs d’obésité à savoir le sucre blanc et le gras. Pour le sucre rapide, notamment les aliments contenant de la farine blanche comme le pain, les pâtes il convient, continue-t-elle, de minimiser les rations en prenant soin de les consommer après avoir mangé des légumes crus et des protéines. Idem pour les fruits.
Cette technique ralentit l’absorption du sucre contenu dans les pâtes et dans les fruits grâce aux fibres contenus dans les légumes crus». Le Dr Siala recommande de substituer la farine blanche par celle intégrale et de renouer avec nos traditions culinaires basées sur les pâtes riches en fibres et en céréales comme le «malthouth » par exemple. Et de préciser que l’objectif requis du régime alimentaire hypocalorique est double : agir sur l’indice glycémique des aliments et perdre du poids.



