Festival international de Carthage : Un voyage captivant à travers les ballets folkloriques du monde
Diversité culturelle et dialogue entre les peuples ont été célébrés par les ballets folkloriques du monde, mardi dernier lors de la 60e édition du Festival de Carthage.
La Presse —Devant un public enchanté, douze troupes se sont succédé pour offrir un spectacle vibrant mêlant danses traditionnelles, musiques folkloriques et costumes authentiques. Des performances remarquables venues de Chine, Montenegro, Japon, Malte, Egypte, Algérie, Maroc, Libye, Inde et Tunisie ont illustré la richesse du patrimoine immatériel mondial. L’événement a également mis en avant des valeurs symboliques fortes, accordant une place d’honneur à la Tunisie, pays hôte. Cette fresque artistique visait à renforcer les liens de fraternité humaine à travers l’expression scénique.
Le spectacle « Ballets folkloriques du monde » a présenté une grande diversité de traditions et de rituels issus de douze pays différents, mettant en avant le patrimoine immatériel et la fierté des racines de chaque peuple. Le ballet de l’opéra chinois a démarré la soirée avec une pièce chorégraphique d’une vingtaine de minutes à travers laquelle les danseurs et danseuses ont réalisé une performance dont la ligne de force est proche des arts martiaux. Les pas et les gestes sont tantôt lents tantôt rapides exprimant une euphorie collective. Le spectacle est rehaussé par des costumes et des masques hauts en couleurs.

Akud Micro Srzentic du Montenegro s’est illustrée par une danse traditionnelle paysanne réalisée en lignes ou en cercle avec des pas étudiés qui se distinguent par une homogénéité certaine. Elle sera suivie du Rising Sun du Japon, le pays du soleil levant dont les danseuses ont manifesté une énergie créée par les rythmes soutenus des tambours. La troupe de l’Université américaine du Caire a tout d’abord mis en scène la danse du derviche tourneur, créant un tourbillon de lumières et de couleurs ainsi que des tableaux chorégraphiques illustrant la danse des pêcheurs.
La soirée s’est poursuivie avec Folk Ogygin de Malte qui a créé une ambiance imprimée par une énergie collective à travers des pas de danse martelant le sol au rythme d’une musique du terroir. Le Gujarati Folk, troupe venue d’Inde, a présenté une danse festive et chaleureuse. Les danseuses vêtues de saharis aux couleurs étincelantes ont évolué avec précision sur une musique ancrée dans la tradition d’un pays aux multiples cultures.
Le voyage chorégraphique s’est poursuivi avec la Troupe nationale des arts populaires de Libye qui a mis l’accent sur un rituel de danse bédouine où les pas glissent sur le sol pour marquer leurs empreintes. Le ballet du Diwan national d’Algérie s’est caractérisé par une danse masculine exécutée avec le haut du corps et les pas martelés sur le sol et une danse féminine symbolisant la joie et la fertilité accomplie par la taille et le ventre. Le Maroc a proposé la troupe «Tizwit international» dont les danseurs et danseuses se sont déployés avec fougue pour mettre en relief leur patrimoine ancestral issu d’une longue et ancienne tradition dont le rituel est resté intact depuis des générations.
Chaque troupe a eu droit à un passage de dix minutes sauf la Tunisie, dont la Troupe nationale des arts populaires s’est distinguée avec trois tableaux : le premier «Mharem», le second «Rboukh» et le troisième sans titre particulier qui montrent les particularités et les richesses des pas de danse citadine et campagnarde du pays. La soirée s’est conclue par un hommage collectif et festif unissant tous les participants dans un message d’espoir et de joie qui a captivé le public.



