Editorial

Sécurisation éducative

  • 18 août 2026
  • 3 min de lecture
Sécurisation éducative

L’année scolaire 2026-2027 pourrait être charnière pour le secteur de l’éducation. On parle, en effet, de nouvelles dispositions, de nouvelles orientations, le tout dans le cadre de toute une feuille de route qui toucherait toutes les composantes de notre système éducatif.

Ce qui caractérise, réellement, ce nouveau «code», c’est, d’abord, cet intérêt accordé au volet social, et qui a été érigé, encore une fois, au rang de priorité absolue. D’ailleurs, pour aider les catégories vulnérables à répondre aux exigences de cette rentrée, une enveloppe de 67 millions de dinars a été programmée, comme l’a affirmé la Cheffe du gouvernement lors d’un Conseil ministériel. Une belle initiative qui confirme l’attachement de notre pays à consolider la justice sociale et à élargir l’égalité des chances entre les différentes franges sociales.

Il s’agit, somme toute, d’un virage stratégique et d’une transformation profonde de la gouvernance éducative qui aurait comme autres piliers fondamentaux la garantie du bien-être des élèves et leur sécurisation.

Mais ce qui donne réellement plus de consistance à cette nouvelle feuille de route, c’est ce souci manifeste d’instaurer les bases d’une politique éducative inclusive qui défend les valeurs de la diversité, lutte contre toutes les formes d’exclusion et milite pour adapter l’école, ses outils et ses programmes d’apprentissage aux besoins spécifiques de chaque enfant et chaque catégorie.

Pour conforter encore plus cette exigence d’accessibilité et d’intégration, un système sanitaire bien orienté a été programmé avec l’ambition d’assurer les services prioritaires, d’apporter les soins de secours nécessaires et garantir, surtout, un accompagnement psychosocial personnalisé, selon la nature de chaque apprenant.

Ainsi, la nouvelle rentrée scolaire se présente comme un grand chantier qui projette des réformes bien orientées sans pour autant introduire de grands bouleversements. Certains parlent même d’une nouvelle politique  éducative, en quelque sorte à la carte qui a pour objectif prioritaire non seulement d’instruire mais également de protéger.

Et c’est cet esprit protectif qui justifie l’intérêt accordé à l’amélioration du rendement de la formation professionnelle pour qu’elle puisse agir comme une barrière de protection éducative.

La formation a, justement, cette capacité de prévenir le décrochage scolaire, d’offrir des alternatives fiables et de faciliter, ainsi, l’insertion rapide des jeunes vulnérables dans le marché de l’emploi. On oserait, même, dire que la formation constitue une nouvelle chance pour certains apprenants que le système éducatif n’a pas pu valoriser ou encore évaluer.

D’ailleurs, une attention particulière sera accordée, tout au long de la prochaine étape, au rapprochement intelligent de la formation professionnelle des besoins réels du marché économique pour qu’elle se positionne comme une véritable option sécurisante.

Auteur

Anis SOUADI

You cannot copy content of this page