La Chambre nationale des professionnels du secteur de location des voitures annonce la mise en service d’un portail de contrôle unifié. Relié directement aux ministères concernés, ce dispositif technique vise à sécuriser les transactions et à prémunir les usagers contre les réseaux de cyber-escroquerie.
Intervenant aujourd’hui, mercredi 19 août 2026, sur les ondes de la Radio Nationale le premier responsable de la Chambre nationale des loueurs de véhicules, Habib Maâouia, a officialisé l’amorce technique de ce projet d’ingénierie logicielle. Il s’agit du lancement opérationnel d’une plateforme informatique unifiée conçue pour encadrer l’intégralité des contrats locatifs du pays.
Ce portail institutionnel s’adosse à une interconnexion directe avec les serveurs et les bases de données du ministère de l’Intérieur, du ministère du Transport et du ministère des Finances, matérialisant une coopération inédite pour assainir le marché intérieur et protéger l’économie formelle.
Cette architecture logicielle centralisée fait office de bouclier juridique et sécuritaire pour l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur. En enregistrant en temps réel l’identité des conducteurs et les caractéristiques techniques des flottes en circulation, le système apporte des garanties d’analyse immédiates aux brigades de la sécurité nationale pour le suivi des mouvements routiers.
De plus, les concepteurs ont privilégié une interface ergonomique et simplifiée pour permettre aux consommateurs tunisiens ou aux touristes internationaux d’auditer instantanément la conformité fiscale des agences avant de valider un engagement financier. Cette transparence technique élimine les interpositions parasitaires et garantit la validité des assurances obligatoires attachées aux parcs automobiles légaux.
L’urgence de ce déploiement numérique est dictée par la recrudescence inquiétante des activités criminelles coordonnées sur les réseaux sociaux. Le président de la chambre profité de cette tribune pour renouveler une mise en garde face à la multiplication d’offres frauduleuses et de profils virtuels factices qui usurpent l’identité de professionnels de l’automobile.
Ces officines clandestines exploitent la forte demande de la période estivale pour extorquer des acomptes financiers par mandats postaux sans jamais livrer les biens promis, ternissant ainsi la réputation touristique de la Tunisie. En subordonnant l’exercice de l’activité à une inscription obligatoire sur ce serveur étatique, la profession ambitionne d’éradiquer définitivement les réseaux de transport informels et les intrus et par ricochet, restaurer un climat de confiance au bénéfice de l’économie nationale.



