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Voitures électriques : des bornes bientôt dans les parkings, commerces et stations-service

  • 19 août 2026
  • 4 min de lecture
Voitures électriques : des bornes bientôt dans les parkings, commerces et stations-service

La Tunisie s’apprête à renforcer son réseau de recharge pour les véhicules électriques, avec de nouvelles stations prévues dans plusieurs régions et une ouverture accrue aux investisseurs privés, aux établissements publics et aux municipalités. L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) travaille également à l’élaboration d’un cadre réglementaire destiné à encadrer cette activité, tout en envisageant un recours progressif à l’énergie solaire pour alimenter les infrastructures de recharge.

Ces orientations ont été présentées par Abdelhamid Kanouni, directeur de la maîtrise de l’énergie dans le secteur du transport à l’ANME, dans une vidéo publiée sur la page officielle de l’Agence sur Facebook.

Selon le responsable, l’ANME collabore actuellement avec des investisseurs privés afin de développer un réseau de stations de recharge. Parallèlement, certains établissements publics et municipalités ont commencé à installer des bornes dans leurs zones respectives.

L’objectif est de renforcer progressivement une infrastructure considérée comme indispensable pour accompagner la progression de l’utilisation des véhicules électriques en Tunisie.

Vers un réseau de recharge dans plusieurs régions

L’ANME a également préparé d’autres programmes destinés à assurer l’installation de stations de recharge dans différentes régions du pays. La stratégie ne consiste toutefois pas uniquement à multiplier les bornes disponibles.

Elle vise également à développer des solutions de recharge reposant sur les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire.

À terme, les stations pourraient ainsi être alimentées, au moins en partie, par une électricité produite localement à partir de sources renouvelables, renforçant le lien entre mobilité électrique et transition énergétique.

Un cahier des charges pour encadrer l’activité

Le développement de cette nouvelle activité nécessite toutefois la mise en place d’un cadre réglementaire spécifique. L’ANME travaille ainsi à l’élaboration d’un cahier des charges relatif à l’investissement dans les réseaux de recharge des véhicules électriques.

Ce document doit notamment définir les conditions techniques et réglementaires auxquelles devront se conformer les investisseurs et les exploitants de stations de recharge. Il devra également préciser les responsabilités des différents intervenants en cas de dysfonctionnement lors d’une opération de recharge.

L’activité de recharge des véhicules électriques a, par ailleurs, été intégrée à la Nomenclature tunisienne des activités, ce qui permet de l’exercer en tant qu’activité économique et d’obtenir un identifiant fiscal, y compris pour les projets utilisant l’énergie solaire.

Les commerces et stations-service pourront aussi installer des bornes

Le dispositif envisagé devrait permettre à différents opérateurs d’investir dans la recharge ouverte au public. En principe, un investisseur pourra installer une station de recharge, y compris lorsqu’il s’agit d’un commerce ou d’une station-service dont l’activité principale est différente.

Cette possibilité restera toutefois conditionnée au respect du cahier des charges, des exigences techniques et réglementaires ainsi qu’à l’affichage du tarif du service de recharge.

L’ANME prévoit également le développement de bornes dans les parkings des établissements publics et dans d’autres espaces afin de permettre aux utilisateurs de recharger leurs véhicules en dehors de leur domicile et pendant leurs déplacements.

Le transport, un enjeu majeur de la transition énergétique

Au-delà de la mobilité, l’électrification du transport constitue un enjeu énergétique important pour la Tunisie. Selon Abdelhamid Kanouni, le secteur des transports représente environ un tiers de la consommation nationale d’énergie, tandis que près de 90% de sa consommation repose sur les carburants.

Dans ce contexte, l’électrification progressive d’une partie du parc automobile pourrait contribuer aux objectifs nationaux en matière d’énergies renouvelables et de réduction de la dépendance aux hydrocarbures importés.

L’intérêt des véhicules électriques serait d’autant plus important que leur recharge serait assurée par de l’électricité produite à partir de sources renouvelables. Le développement de la mobilité électrique pourrait ainsi favoriser, progressivement, l’utilisation de l’énergie solaire et éolienne produite localement au lieu de carburants importés.

Pour la Tunisie, l’enjeu consiste donc désormais à développer simultanément le parc de véhicules électriques, les infrastructures de recharge et les capacités de production d’électricité renouvelable, afin de maximiser le bénéfice énergétique de cette transition.

R.I

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R. I

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