Dans le droit fil de la vision présidentielle : Face aux aléas climatiques, l’heure est à l’anticipation
Notre pays se trouve, présentement, en période intermédiaire entre la fin des grandes chaleurs et l’imminence de la saison automnale, généralement synonyme de grandes probabilités de chutes de pluies orageuses et, surtout, abondantes dans un court laps de temps, ce qui pourrait entraîner d’importantes quantités d’eaux dans bon nombres de régions de la Tunisie.
La Presse — Ainsi, à l’instar de ces dernières années, les autorités concernées ont opté pour la prévention afin d’éviter les drames du type survenus durant pareille période, ces dernières saisons, mais tout indique que tout sera au point avec les mesures prises par le tout récent Conseil ministériel restreint (CMR) en vue de faire accélérer les préparatifs à titre préventif contre les éventuelles perturbations climatiques et les possibilités de pluies diluviennes susceptibles de causer des inondations et autres glissements de terrain.
Ces décisions s’inscrivent dans le droit fil de la volonté, exprimée et annoncée par le Président de la République à maintes reprises dont la dernière en date remonte à la fin du mois de janvier 2026, lors d’une réunion de haut niveau regroupant les dirigeants des différents départements compétents, notamment des ministres, des responsables militaires et sécuritaires, des ingénieurs de l’Institut de la Météo et des scouts.
En effet, le Président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, le vendredi 23 janvier 2026, une réunion de haut niveau au Palais de Carthage consacrée à l’évaluation des conséquences des inondations et à l’examen des défaillances structurelles, constatées alors et accumulées depuis plusieurs décennies, notamment en matière d’assainissement et de gestion des oueds.
Le Chef de l’Etat avait, alors, insisté sur la nécessité d’apporter des solutions urgentes et durables aux lacunes constatées tout en appelant à une anticipation accrue et à une coordination sans faille entre l’ensemble des parties intervenantes afin de porter secours et assistance aux citoyennes et citoyens dans les régions touchées.
C’est dire que ledit CMR de ce vendredi est venu en guise de concrétisation des directives présidentielles avec la mise en place de tout un arsenal sous forme de plans d’actions et de programmes anticipatifs à exécuter face aux aléas climatiques dans le but également, de gérer leurs répercussions durant les prochaines saisons d’automne et d’hiver.
Il convient de souligner que l’Etat a mobilisé, cette fois-ci, de gros moyens financiers, matériels et humains, à savoir la poursuite et la consolidation des projets, nécessitant près de quatre cents millions de dinars et portant sur le curage et le nettoyage de milliers de kilomètres de canalisations, lits d’oueds et cours d’eau secondaires, ainsi que de bassins de rétention des eaux, et ce, dans les différents gouvernorats de la Tunisie avec des interventions dites exceptionnelles dans les gouvernorats de Monastir, Mahdia et Gafsa.
On rappelle, dans le même ordre d’idées, que notre pays bénéficie de la confiance et de l’appui financier de la Banque mondiale en la matière en vue d’accroître la résilience du pays face aux risques climatiques et aux catastrophes naturelles, à travers un financement additionnel de 50 millions de dollars américains pour le Programme intégré de résilience aux catastrophes en Tunisie (ResCat).
Ce financement supplémentaire permet, d’ailleurs, d’étendre la protection contre les inondations urbaines à trois régions très exposées, à savoir Tunis-Ouest, Gabès et Djerba à l’instar de l’expérience des villes de Bizerte, Monastir et Nabeul couvertes par le programme initial.
Il faut signaler, également, que le degré d’avancement d’exécution de ces projets varie selon les régions, sachant que dans certaines d’entre elles, l’état d’avancement reste en deçà des prévisions, d’où la nécessité de mettre les bouchées doubles en vue de rattraper le temps perdu.
En définitive, tout, semble être mis en place pour en finir avec les tâtonnements et les aléas et apprendre à être au niveau des obligations de protéger les Tunisiens contre les éventuels risques en parant au mal avant son avènement et en se dotant des moyens efficaces afin de ne plus subir les mêmes maux, conformément à l’adage bien connu et qui reste à suivre : mieux vaut prévenir…



