A propos de la décision de Yassine Meriah : Un exemple pour tous…
Il aurait pu rester et profiter des avantages du contrat, mais il ne l’a pas fait. Une sortie par la grande porte.
La Presse —La décision prise par Yassine Meriah a surpris plus d’un. En effet, il n’est pas d’usage qu’un joueur dont le contrat garantit tous ses droits, décide de mettre un terme à son activité en raison d’une blessure qu’il traîne et qui, en fin de compte, influe sur son état général. N’oublions pas qu’avant de déposer le dossier-licence, il y a eu une visite médicale qui a assuré que le sujet est indemne de toute blessure et qu’il est en mesure d’assurer sa mission en toute quiétude. Et voilà qu’il prend la décision de tout arrêter.
Il aurait pu se planquer tranquillement et effectuer un va-et-vient régulier entre l’infirmerie, le kiné et le médecin, tout en conservant ses avantages quitte à consentir quelques apparitions sur le terrain de temps à autre. Il ne l’a pas fait. D’autres l’ont fait et ont tiré de gros avantages de par la protection de leur contrat. Nombre de joueurs, en effet, ont eu les mêmes problèmes et ont tranquillement marqué leur présence pour garder intacts leurs avantages. Ils ont même réclamé les indemnités de rendement ! C’est ce qui s’appelle de l’honnêteté morale. Et Yassine Meriah demeurera un exemple par les temps qui courent.
Une belle carrière
Indépendamment de cet aspect, il aurait pu se faire soigner aux frais du club. C’est son droit. Il ne l’a pas fait et il a écarté toute éventualité de tirer un quelconque profit de cette situation, alors que le club a assumé toutes ses responsabilités en déposant un certificat médical ne faisant aucune mention de sa blessure. A 34 ans, il met fin à une belle carrière par un beau geste qui restera dans les annales. Le sport, c’est aussi l’esprit chevaleresque. Meriah a mis volontairement fin à sa carrière alors qu’il est classé sixième dans l’ordre des joueurs ayant porté le maillot national. Avec quatre-vingt-quinze sélections, il s’en tire avec une belle carrière. A un confrère qui lui demandait s’il était vraiment heureux d’avoir clos sa carrière en portant le maillot de son club de cœur, il s’est fendu d’un large sourire qui voulait tout dire. Il ne reste qu’à lui souhaiter une bonne reconversion, car il la mérite pour avoir servi avec courage et volonté les couleurs qu’il a portées durant sa longue carrière.



