A la une Société

Société communautaires : plaidoyer pour la création d’un groupement lucratif national

  • 24 août 2026
  • 3 min de lecture
Société communautaires : plaidoyer pour la création d’un groupement lucratif national

L’ajustement structurel des nouveaux modèles d’entrepreneuriat collectif, notamment les sociétés communautaires, cherche à sécuriser la viabilité économique de ces structures. A ce titre, Mohamed Touil, dirigeant de la première société communautaire régionale de services agricoles, propose la mise en place d’une centrale de mutualisation commerciale. Il s’agit d’un modèle d’ingénierie qui vise à unifier les filières industrielles et agraires pour résoudre les faiblesses logistiques d’encadrement et optimiser la distribution des productions locales.

En effet, invité ce mardi 24 août 2026, sur les antennes de la Radio Nationale, le président du conseil d’administration de la première société communautaire régionale spécialisée dans les prestations logistiques agricoles a préconisé l’unification immédiate des efforts à travers la fondation d’un grand groupement national de ces entreprises citoyennes.

« Cette instance supérieure centralisée recevrait le mandat d’intégrer l’ensemble des entités opérationnelles du pays, favorisant des synergies d’échelle entre les coopératives de production agricole et les unités manufacturières de la filière industrielle », propose-t-il.

Contrairement aux modèles associatifs traditionnels, cette structure faîtière, propose-t-il encore, adoptera un fonctionnement à caractère lucratif, conçu pour optimiser l’insertion des produits locaux sur les marchés nationaux et internationaux. Le groupement assumera des missions d’intermédiation lourdes, prenant en charge la centralisation des stocks, la négociation des contrats d’approvisionnement et la gestion des réseaux de distribution directe.

« Ce chaînage commercial unifié permettra de contourner les circuits parasitaires et de maximiser la valeur ajoutée captée par les producteurs à la base, garantissant une meilleure rentabilité des investissements communautaires », indique M. Touil. Et d’ajouter que cette initiative de structuration répond à un impératif d’assistance technique face aux vulnérabilités financières et administratives qui freinent l’essor des jeunes entreprises de l’économie sociale.

L’intervenant a rappelé que de nombreuses entités régionales font face à des barrières d’accès aux crédits et à des déficits d’ingénierie commerciale. « En se positionnant comme un pôle de compétences central, le groupement national se dotera de modules de formation continue pour encadrer les managers locaux, rationaliser les méthodes comptables et standardiser les chartes de qualité », note-t-il.

« Ce protocole d’accompagnement permanent, poursuit-il, s’imposera comme un levier indispensable pour transformer les initiatives citoyennes en véritables champions industriels compétitifs, capables de dynamiser l’emploi régional et de pérenniser la souveraineté économique des territoires ».

S.R

Auteur

S. R

You cannot copy content of this page