56 députés exigent la convocation d’une plénière extraordinaire face à la crise sociale que traverse le pays
Coupures d’eau et d’électricité, pénurie d’eau en bouteilles, érosion du pouvoir d’achat ont poussé 56 parlementaires à signer un document qui demande la suspension immédiate des vacances législatives estivales et par ricochet, forcer la tenue d’une session de contrôle d’urgence pour auditionner le gouvernement.
Un collectif de parlementaires Les signataires réclament des comptes a
L’Assemblée des représentants du peuple bascule ne semble pas faire fi de la tension que vivent les Tunisiens depuis plusieurs semaines d’affilée ! Une initiative parlementaire a en effet été lancée par le collectif de 56 députés. Publié ce samedi 29 août 2026, ce manifeste officiel a été émis par les élus du peuple pour exiger la convocation immédiate d’une session plénière extraordinaire en présence des membres du gouvernement.
Les signataires affirment que le pays traverse une conjoncture d’une extrême gravité, caractérisée par des coupures chroniques d’eau et d’électricité, une inflation non maîtrisée, un effondrement du pouvoir d’achat des ménages et des pénuries récurrentes de produits vitaux et de première nécessité. Pour ces élus, « la persistance de ces dysfonctionnements structurels dépasse les simples aléas conjoncturels et remet en cause la capacité opérationnelle de l’exécutif à gérer les situations de crise et à garantir les services fondamentaux dus aux citoyens ».
L’argumentaire juridique développé dans le texte rappelle en effet que les vacances parlementaires ne sauraient constituer une suspension de la responsabilité nationale face aux urgences du pays. Les députés s’appuient sur les dispositions constitutionnelles qui autorisent l’assemblée à se réunir en session extraordinaire à la demande d’un tiers de ses membres sur un ordre du jour rigoureusement défini.
L’objectif affiché de cette plénière est donc d’engager une procédure de reddition des comptes afin d’exiger une exposition réelle des indicateurs économiques par le pouvoir exécutif et d’établir, de manière transparente, les responsabilités administratives et politiques d’une telle détérioration des services publics.
Plus encore, et tout en refusant que la gestion des crises sectorielles se limite à de simples communiqués justificatifs alors que le peuple est en train de vivre des conditions insoutenables, les parlementaires exhortent la présidence de la République et les députés à réunir les conditions de validité de cette session sous le mot d’ordre qu’il n’existe aucun repos face aux souffrances des citoyens.
La liste officielle des 56 députés signataires comprend les noms qui suivent : Mohamed Ali, Mokhtar Eifaoui, Faouzi Daas, Hela Jaballah, Thabet Al Abed, Ahmed Bennour, Dhouha Salmi, Saber Masmoudi, Walid Hajji, Kamel Karaani, Hassan Jarboui, Aymen Maraoui, Nouri Jridi, Dhaher Ben Mansour, Olfa Marouani, Boutheina Ghanmi, Thameur Mazhoud, Boubaker Yahia, Mohamed Majdi, Badreddine Gammoudi, Ali Bouzouzeya, Rim Sghaier, Aymen Ben Salah, Chokri Bahri, Riadh Jaidane, Hichem Hosni, Raouf Fekiri, Mohamed Chaabane, Ammar Aidoudi, Nejla Lahyani, Omar Ben Amor, Cyrine Mrabet, Mounir Kammouni, Hatem Haouaoui, Mehdi Ben Salah, Bilel Mechri, Nejib Akremi, Fatma Mseddi, Ibrahim Ben Hsin, Abdessalam Dahmani, Ali Zoghbi, Meryem Cherif, Riadh Bilel, Yosri Baouab, Issam Chouchane, Dhafer Sghairi, Cyrine Bousandel, Ahmed Saidani, Mohamed Amine Mbareki, Lotfi Hammami, Omar Barhoumi, Elyes Boukoucha, Maher Hadhri, Khaled Mabrouki, Mohamed Ben Hsin et Salah Sayadi.
Ce bloc uni entend peser de tout son poids constitutionnel pour rétablir le rôle de contrôle de l’institution législative et forcer l’adoption d’un plan de sauvetage économique avant la rentrée.




