Présidentielle et législatives en Libye : tout savoir sur l’accord signé sous l’égide de l’ONU
Un pas majeur vient d’être franchi dans la résolution de la crise institutionnelle qui paralyse la Libye. La Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) a officialisé la signature d’un accord cadre entre les parties prenantes au comité restreint « 4+4 ». Ce compromis pose les jalons juridiques et politiques indispensables à la relance du processus électoral et à l’organisation de scrutins nationalisés.
Le document concrétise les deux premières étapes majeures de la feuille de route élaborée par l’ONU. Il acte en priorité la restructuration du conseil de la Haute Commission électorale nationale et apporte des réponses aux divergences persistantes qui entouraient le cadre légal et constitutionnel des futures élections.
Parmi les dispositions phares figure l’obligation de conduire les scrutins sous l’autorité d’un gouvernement exécutif unifié, mettant fin au chevauchement institutionnel actuel. Les signataires se sont engagés sur un calendrier contraignant imposant l’organisation des élections présidentielles et législatives dans un délai n’excédant pas 24 mois. La Chambre des représentants et le Haut Conseil d’État disposent d’un délai d’un mois pour ratifier cet accord au niveau national, tandis qu’un dispositif d’accompagnement veillera à sa stricte application.
La Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la Libye a salué une avancée fondamentale pour sortir de l’impasse politique. Elle a souligné que la priorité absolue consistait désormais à traduire ces engagements en actes graphiques et concrets, rappelant que l’avenir souverain du pays demeurait entre les mains du peuple libyen.
Cette signature vient parachever une intense séquence diplomatique initiée au printemps par la MANUL. Le processus a débuté le 29 avril à Rome avec les premières concertations du comité « 4+4 », suivies le 14 juillet de l’adoption d’un mécanisme de désignation consensuelle à la tête de la commission électorale. Les travaux se sont poursuivis à Tunis le 20 août par le paraphe d’une première mouture du texte, avant sa finalisation formelle sur le sol libyen.
Le comité « 4+4 » rassemble huit délégués paritairement répartis entre l’Est et l’Ouest du pays. Cette instance réunit des représentants du Gouvernement d’unité nationale, du Commandement général des forces armées, du Parlement et du Haut Conseil d’État, scellant ainsi un compromis inédit entre les principaux centres de pouvoir libyens.



