Le bilan des décès routiers grimpe à 897 morts… Halte à la conduite irresponsable !
L’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) a publié les indicateurs de sinistralité arrêtés au 31 août 2026. Si le volume global des collisions recule de 17,65 %, la gravité des chocs s’intensifie avec une hausse de 9,12 % du nombre des personnes tuées, une surmortalité imputable à l’excès de vitesse, au manque de vigilance au volant et qui lève le voile sur le comportement tout aussi irresponsable que condamnable des conducteurs tunisiens.
Aussi révoltant que cela puisse être, les axes interurbains tunisiens se transforment hélas en chemin de la mort ! Le dernier bilan de l’ONSR met en évidence le danger qui nous guette sur les routes. Car si une baisse de la fréquence des chocs a été mise évidence par les chiffres, une aggravation létale de l’intensité des accidents a également été prouvée. Le bilan de l’ONSR publié ce mercredi 2 septembre 2026 quant aux accidents enregistrés durant la période s’étendant du 1er janvier au 31 août 2026 révèlent bel et bien une augmentation significative du nombre de décès qui progresse de 9,12 % par rapport à la même période de l’an précédent. Ainsi, le réseau routier a enregistré la perte de 897 vies humaines, contre 822 décès comptabilisés lors de la même période de l’année 2025. Cette surmortalité s’inscrit pourtant dans un contexte de contraction quantitative du volume global des sinistres, le nombre total d’accidents étant passé de 3746 à 3085, soit un repli de 17,65 %.
Il est à noter que l’analyse factorielle des procès-verbaux de constatation permet d’isoler les variables comportementales à l’origine de ce lourd tribut humain. On souligne que le facteur lié à l’inattention, à la distraction au volant et au manque flagrant de vigilance se hisse en tête des causes de mortalité avec une représentativité statistique de 29,11 %. Le second vecteur d’accidentologie reste dominé par le non-respect des limitations réglementaires et par l’excès de vitesse avec 22,5 % de la totalité des infractions relevées par les radars.
Sur le plan des traumatismes physiques subis par les usagers, les statistiques de indiquent un recul global de 18,72 % du volume des blessés, dénombrant la prise en charge médicale de 4967 personnes accidentées contre 4037 lors de la campagne comparative précédente.
Nonobstant, même si le taux en soi des accidents a marqué une certaine baisse, l’hémorragie routière continue. Elle met en exergue l’effondrement civique des comportements au volant et la dérive anarchique d’une conduite quotidienne qui s’affranchit des règles les plus élémentaires de la sécurité. A cause d’un comportement conducteur irresponsable, le réseau routier national devient malheureusement le théâtre macabre de mortalité. Et ce, à cause d’infractions délibérées. Et tout y passe, non-respect des priorités, le franchissement des lignes continues, excès de vitesse, usage compulsif du téléphone portable, sont érigés en habitudes routières avec laquelle on normalise ! Cette incivilité chronique se double d’un mépris total des dispositions légales concernant le port de la ceinture de sécurité, le port du casque pour les deux-roues, le dépassement interdit et les queues de poissons. Des chauffeurs impatients transforment ainsi chaque déplacement en un voyage de terreur, ou pire en un risque mortel. Face à cette inconscience collective qui s’immunise contre les campagnes de sensibilisation traditionnelles, il est crucial de durcir les sanctions pénales et d’automatiser les contrôles radars pour réprimer ces comportements destructeurs qui endeuillent des milliers de familles tunisiennes.



