Consolider la bonne gouvernance, encore et toujours
Avec l’adresse par la Cheffe du gouvernement d’une nouvelle circulaire aux ministres, secrétaires d’État, responsables d’entreprises et d’établissements publics et aux contrôleurs de l’État, la Tunisie nouvelle confirme la détermination à consolider la bonne gouvernance au sein des entreprises et des établissements publics, et ce, dans le cadre de la mise en œuvre d’une réforme structurelle globale dans le but évident d’optimiser leur efficacité et leurs performances.
Les points clés de cette circulaire, comprenant six principaux axes devant guider les plans stratégiques des entreprises, visent des objectifs clairs et des indicateurs mesurables ainsi qu’une diversification des sources de financement et d’investissements sans oublier les recommandations pour le renforcement du suivi et du contrôle rigoureux.
La même circulaire met l’accent sur la nécessité pour les différents responsables d’être à la hauteur de leur mission et de leurs prérogatives, d’où les éventuelles mesures devant être prises à l’encontre des dirigeants en cas de manquements ou de défaillances et autres retards injustifiés dans la concrétisation des objectifs dans les délais impartis pour les projets.
Il faut souligner, également, qu’outre l’importance des principes généraux, la circulaire mentionne certaines obligations portant sur les actifs, les états financiers, le parc automobile et autres projets de transformation numérique grâce à des indicateurs permettant de mesurer les résultats et d’évaluer la performance.
Ainsi, parmi les orientations retenues, on cite l’obligation de mise en œuvre de la transformation numérique en appelant les entreprises publiques à moderniser leurs systèmes de gestion et à consolider le principe d’interopérabilité entre les différentes structures administratives, d’où la responsabilisation des directions générales et des départements ministériels concernés en matière de suivi de la gouvernance.
Il est bon de rappeler que les entreprises publiques constituent des piliers incontournables de l’économie nationale et jouent un rôle central dans le soutien au développement socioéconomique surtout que bon nombre de ces entreprises enregistrent des difficultés financières et organisationnelles sans oublier qu’un rapport de la Cour des comptes, publié en janvier 2026 dans le cadre de son contrôle annuel des finances publiques, a révélé des pertes financières massives pour 11 entreprises et établissements publics.
Ces données ont relancé le débat sur l’avenir du secteur public économique et les moyens de sauver les entreprises en difficulté sans compromettre leur rôle social et économique.
Toutefois, malgré ces difficultés, les autorités tunisiennes, le Président de la République en tête, réaffirment leur attachement à la préservation des entreprises publiques et leur refus de les céder tout en insistant sur la nécessité de les assainir du phénomène de la corruption et de la mauvaise gestion.



