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Ligne ferroviaire Tunis-Bizerte : un projet de réhabilitation de 945 millions de dinars

  • 11 septembre 2026
  • 3 min de lecture
Ligne ferroviaire Tunis-Bizerte : un projet de réhabilitation de 945 millions de dinars

La ligne ferroviaire reliant Tunis à Bizerte devrait connaître une importante opération de réhabilitation dans les prochaines années, avec un projet dont le coût global est estimé à 945 millions de dinars. L’objectif est notamment d’améliorer les infrastructures, renforcer la sécurité et porter progressivement la vitesse des trains de 50 à 160 km/h.

Les principaux éléments de ce projet ont été présentés vendredi 11 septembre 2026, lors d’une réunion de travail consultative organisée au siège du gouvernorat de Bizerte, consacrée à l’étude élaborée en vue de la réhabilitation de cette ligne par la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT).

La cheffe du projet, Maha Bousrih, a indiqué qu’après l’achèvement des différentes études techniques et administratives, un appel d’offres international devrait être lancé au cours de l’année 2027.

Le projet porte sur la réhabilitation d’un linéaire de 90,5 kilomètres. Dans une première phase, les travaux doivent permettre de porter la vitesse maximale des trains, actuellement limitée à 50 km/h, à 140 km/h. Une seconde phase prévoit ensuite de relever cette vitesse à 160 km/h.

Plusieurs tronçons concernés

Les travaux concerneront notamment une partie importante de la ligne ferroviaire reliant Tunis à l’Algérie, ainsi que plusieurs tronçons dans le gouvernorat de Bizerte.

Ils porteront notamment sur la liaison entre El Qbaâ et Jedeida, puis sur les tronçons reliant Jedeida à Tinja et Tinja à Bizerte. Le projet comprend également la quatrième liaison ferroviaire reliant Tinja à Menzel Bourguiba.

Le coût total de l’opération, estimé à 945 millions de dinars, sera financé par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque africaine de développement (BAD).

Deux phases de réalisation

La première phase mobilisera environ 724,5 millions de dinars. Elle comprend les travaux liés aux infrastructures et à la voie ferrée, l’acquisition de matériel roulant, l’aménagement des gares et des points d’arrêt, ainsi que les équipements et interventions relatifs à la sécurité et à l’environnement, conformément aux normes internationales.

La deuxième phase nécessitera 220,5 millions de dinars. Elle prévoit notamment la construction d’ouvrages de franchissement supérieur et inférieur, l’installation de systèmes modernes et automatisés de signalisation et la sécurisation de l’emprise ferroviaire.

Selon la cheffe du projet, ces différentes interventions doivent permettre d’améliorer les conditions d’exploitation de la ligne et de renforcer sa rentabilité économique, tout en modernisant une liaison ferroviaire stratégique entre la capitale et le gouvernorat de Bizerte.

R.I

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R. I

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