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Du vrac tunisien aux flacons de luxe américains : le grand hold-up de la valeur ajoutée

  • 12 septembre 2026
  • 2 min de lecture
Du vrac tunisien aux flacons de luxe américains : le grand hold-up de la valeur ajoutée

Deuxième producteur mondial pour la saison 2025/2026, juste derrière l’Espagne, la Tunisie demeure pourtant quasi invisible sur les étals internationaux. C’est le constat dressé par CNN dans un article récent consacré au secteur de l’huile d’olive tunisienne, dont le nom apparaît bien rarement sur les bouteilles vendues à travers le monde.
Le rapport précise qu’environ 86 % des exportations tunisiennes sont vendues en vrac à de grands acheteurs en Espagne, en Italie et aux États-Unis. Les législations européenne et américaine autorisent le conditionnement de cette huile et son assemblage avec d’autres produits tout en se contentant de simples mentions explicatives sur le pays d’origine. Cette pratique prive le produit tunisien de la reconnaissance due à sa haute qualité et en réduit considérablement la valeur ajoutée.
L’article met en exergue un fossé économique flagrant : alors que l’huile tunisienne est cédée en vrac à des prix dérisoires, le prix d’une bouteille d’un demi-litre conditionnée et exposée dans les épiceries fines américaines peut atteindre 34,99 dollars, témoignant pourtant de l’excellence du produit.
L’expert économique Fadhel Kaboub a déclaré à CNN que cet écart remonte à des contraintes historiques héritées de l’ère coloniale, qui ont cantonné les pays en développement dans un rôle de fournisseurs de matières premières à bas coût au lieu d’en faire des exportateurs de produits finis haut de gamme. Il ajoute que la difficulté d’accéder au financement local contraint de nombreux agriculteurs à brader leurs récoltes à l’avance à des acheteurs étrangers.

S.M

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S. M.

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