Restitution des avoirs spoliés : La Tunisie lance un appel à la Bourse des Nations Unies à Genève
La Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève a renouvelé l’appel de la Tunisie — s’adressant en particulier aux pays hébergeant des fonds spoliés et d’origine illicite — à restituer ces avoirs aux pays en développement dont ils ont été soustraits. L’objectif est de permettre à ces nations d’investir ces ressources dans des projets de développement au service de leurs peuples et pour l’élimination de la pauvreté, sans devoir subir le fardeau de l’endettement.
Lors de sa participation à la table ronde sur le droit au développement tenue vendredi par le Conseil des droits de l’homme, dans le cadre des travaux de sa 63e session, la Mission a souligné l’appel de la Tunisie à la communauté internationale pour qu’elle s’engage en faveur de la réalisation effective du droit au développement en tant que droit fondamental pour tous, d’autant plus que le monde célèbre cette année le 40e anniversaire de l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur le droit au développement.
De même, elle a mis en avant, dans un communiqué publié sur sa page officielle Facebook, le soutien de la Tunisie à l’adoption du Pacte international sur le droit au développement afin de garantir le caractère juridiquement contraignant de ce droit. Elle a précisé qu’à l’échelle nationale, et forte de son engagement envers ce droit, la Tunisie poursuit la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable, intégré dans le Plan national de développement et dans le document de la Vision Tunisie 2035.
La Mission a affirmé que la Tunisie considère la pauvreté et l’échec à concrétiser le droit au développement comme les plus grandes menaces pour l’exercice des droits de l’homme. Cela exige de la communauté internationale qu’elle renforce la solidarité entre les États, accroisse et honore le financement alloué à l’aide au développement, et œuvre au transfert de technologies vers les pays en développement afin d’assurer leur transition industrielle, d’améliorer leurs infrastructures et de faire face au changement climatique.
Par ailleurs, la Mission a averti que la conjoncture internationale actuelle ne constitue pas un environnement propice à la réalisation du droit au développement, en raison des retombées négatives des guerres, de la hausse des prix de l’énergie, du dérèglement climatique, du recul des financements du développement et des crises de la dette. Ces facteurs ont aggravé la pauvreté, la vulnérabilité et les crises économiques et sociales dans les pays en développement, tout en accentuant les obstacles qui entravent la réalisation des objectifs de développement durable, devenus un rêve lointain pour de nombreux peuples du Sud, notamment en Afrique.
Enfin, elle a appelé à une réforme du système financier international pour le rendre juste et équitable, ainsi qu’à l’allègement de la dette des pays en développement et à sa reconversion en projets de développement.



