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Réglementation de la chasse : Le ministère de l’Agriculture fixe le calendrier et les quotas de la saison 2026-2027

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  • 22 septembre 2026
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Réglementation de la chasse : Le ministère de l’Agriculture fixe le calendrier et les quotas de la saison 2026-2027

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime a officiellement fixé les dates, les quotas et les conditions générales régissant la saison de chasse pour l’exercice 2026-2027. Publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT numéro 91 du 11 septembre 2026), cet arrêté ministériel, daté du 8 septembre 2026, s’articule autour de la préservation de la biodiversité et de la sécurité des battues.

L’arrêté note de prime abord que la saison de chasse au petit gibier (lièvres sauvages, perdrix, cailles sédentaires, pigeons colombins et gangas unicolores) s’ouvrira le 4 octobre 2026 pour se clôturer le 6 décembre 2026. L’activité y est strictement restreinte aux dimanches et jours fériés officiels.

Ceci dit, le calendrier s’élargit pour le grand gibier (sanglier et loup doré africain). La chasse ouvre du 4 octobre 2026 au 31 janvier 2027 dans dix-sept gouvernorats du Nord et du Centre-Est, et est prorogée jusqu’au 21 mars 2027 pour les régions du Sud et du Centre-Ouest, à l’instar de Tozeur, Kébili, Gafsa, Gabès, Tataouine, Sfax et Sidi Bouzid.

Pour les oiseaux d’eau, pigeons ramiers, grives et étourneaux, la période s’étendra du 22 novembre 2026 au 28 mars 2027, alors que les tourterelles pourront être chassées du 1er août 2027 au 19 septembre 2027.

Sur le plan financier, les redevances des licences de chasse au petit gibier sont fixées à 30 dinars pour les Tunisiens et résidents nés en Tunisie, et à 200 dinars pour les résidents temporaires.

Pour le grand gibier, les permis s’établissent respectivement à 90 dinars et 150 dinars, assortis d’une contribution obligatoire de 10 à 20 dinars au profit de la Fédération nationale des associations de chasseurs.

Concernant la protection environnementale, l’arrêté interdit de manière absolue la chasse des mammifères rares, notamment le cerf de Berbérie, les gazelles, le guépard, la hyène, le fennec, le hérisson blanc et le phoque moine.

Ce décret protège également les rapaces, les cigognes, les flamants roses, les goélands blancs ainsi que les reptiles et les amphibiens.

La chasse est proscrite dans les zones militaires et dans un rayon de 1000 mètres des enceintes de l’armée, ainsi qu’à moins de 500 mètres des parcs nationaux, réserves naturelles et installations de pétrole et de gaz.

L’usage d’armes à canons rayés ou de silencieux est interdit, et l’abandon de cartouches vides dans le milieu naturel est prohibé.

Sur le plan technique, les quotas journaliers stricts imposés par chasseur sont de deux lièvres, six perdrix, dix cailles sédentaires, dix gangas unicolores, six bécasses et vingt pigeons ramiers.

Les prélèvements d’autres variétés de gangas sont plafonnés à trente oiseaux réunis, les grives à quarante, les oies à deux, et les oiseaux d’eau à vingt spécimens, toutes catégories confondues.

Concernant l’organisation logistique des battues au grand gibier, l’arrêté plafonne les équipes à 15 chasseurs au maximum, chef de brigade inclus, avec obligation de porter des gilets fluorescents orange.

A noter que les demandes doivent être soumises par courrier électronique aux Commissariats régionaux au développement agricole (CRDA) compétents dans un délai compris entre 15 et 45 jours avant la date prévue.

En cas d’affluence de plusieurs équipes sur un même site, l’arrondissement des forêts établit un plan de roulement par alternance pour garantir l’équité. L’arrêté impose le recours exclusif à des traqueurs couverts par une assurance contre les accidents de chasse ou affiliés à une association régionale.

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Auteur

La Presse

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