A l’Assemblée générale des Nations unies : Trump évoque un accord avec l’Iran après les élections de mi-mandat
Un haut responsable iranien a précisé hier que la délégation iranienne actuellement à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies disposait des pleins pouvoirs pour relancer le dialogue diplomatique avec Washington.
La Presse — Donald Trump a déclaré hier qu’il pensait que les Etats-Unis concluraient un accord avec l’Iran après les élections de mi-mandat du 3 novembre.
«Je pense que nous conclurons un accord juste après les élections parce qu’il n’est pas logique pour eux de ne pas le faire. Ils attendent de voir comment je m’en sors aux élections de mi-mandat», a déclaré le président américain lors d’un discours prononcé devant l’Assemblée générale des Nations unies.
Donald Trump a dit qu’il devait décider entre «anéantir» l’Iran ou passer un «accord» avec Téhéran, dans un discours devant l’Assemblée générale de l’ONU. «J’ai une grande décision à prendre: un accord sera-t-il conclu avec l’Iran qui leur permette de se reconstruire et de devenir un pays bien plus grand qu’il ne l’a jamais été avant, peut-être l’un des plus grands du Moyen-Orient, voire du monde», a déclaré le président américain.
«Ou est-ce que j’anéantis la République islamique, et rapidement, sans jamais lui donner la possibilité de tuer et de détruire de nouveau des personnes et des pays? Est-ce que je les envoie en enfer, sans aucune chance de survie ni espoir de grandeur future ou pour les générations à venir?», a-t-il ajouté.
«Je crois que nous passerons un accord juste après les élections», a ainsi déclaré le président américain. « Ils attendent de voir comment je vais m’en sortir aux élections de mi-mandat. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que je ne suis pas candidat. Je l’ai déjà fait, et j’ai remporté une victoire écrasante», a-t-il ensuite indiqué.
«Les États-Unis s’opposent tout autant à cette institution hors de contrôle qu’est la Cour pénale internationale», a-t-il, par ailleurs, déclaré à la tribune de l’ONU. «J’appelle tous les pays membres de la CPI à se retirer officiellement et immédiatement de cette institution hors de contrôle.»
Les réunions de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies ont débuté hier, au siège de l’ONU à New York, avec la participation d’environ 130 chefs d’État et de gouvernement. Le débat général, les réunions de haut niveau, les événements et les rencontres bilatérales relatifs aux travaux de l’Assemblée générale se poursuivront jusqu’au 28 septembre. Durant cette période, les dirigeants mondiaux et les représentants des États prononceront des discours sur des questions internationales d’actualité.
Eventuelle désescalade et relance des négociations
Par ailleurs, un haut responsable iranien a déclaré hier à Reuters que l’Iran peut rouvrir le détroit d’Ormuz d’ici sept jours si les États-Unis allègent la pression militaire et lèvent leur blocus sur les ports iraniens.
Ce responsable a précisé que la délégation iranienne actuellement à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies disposait des pleins pouvoirs pour relancer le dialogue diplomatique avec Washington.
La prise de contrôle de Bab el Mandeb par les Houthis, alliés de l’Iran, vient compliquer davantage la donne dans la région, alors l’impasse se poursuit au sujet du détroit d’Ormuz, et, plus généralement, au sujet du conflit entre l’Iran et les Etats-Unis. Les différentes crises régionales sont désormais difficiles à dissocier.
Après Ormuz, c’est au tour de Bab el-Mandeb de devenir un point de tension majeur, faisant peser une menace supplémentaire sur les équilibres déjà fragiles dans la région. Dès lors, la question n’est plus seulement celle de la reprise des hostilités au Yémen, mais bien celle de l’extension du bras de fer entre Téhéran et Washington.
Téhéran sait que Washington ne risque pas de mener de grosses frappes maintenant, du moins jusqu’aux élections de mi-mandat. Il exploite donc la conjoncture interne américaine pour doubler la pression à travers ses alliés. Il s’agit d’une stratégie de pression sur plusieurs fronts.
L’enjeu dépasse désormais le conflit entre l’Iran et les Etats-Unis. L’Iran sait que Bab el-Mandeb représente un instrument stratégique de pression supplémentaire, aux côtés d’Ormuz. Quand la diplomatie piétine, ils deviennent les nouvelles armes de Téhéran.
La pression sur l’économie mondiale est, en effet, réelle. Les répercussions sur les coûts du transport maritime et sur les prix du pétrole se font déjà sentir. Dès la prise de Bab el-Mandeb par les Houthis, le pétrole a dépassé la barre symbolique des 100 dollars, provoquant une flambée des taux d’intérêts souverains des Etats, sur fond de montée d’inflation des grandes économies.
(Synthèse de médias)



