Le nombre d’accidents de la route en Tunisie a diminué de 15 % depuis le début de l’année, tandis que le nombre de blessés a reculé de 17 %. Malgré cette évolution, le nombre de décès a augmenté de 11 % entre le 1er janvier et le 21 septembre 2026, selon les données présentées mercredi 23 septembre par la commandante Samia Massoud, cheffe du service de communication routière à l’Observatoire national de la sécurité routière.
Intervenant sur les ondes d’Express Fm, Samia Massoud a souligné que la hausse du nombre de décès malgré la diminution du nombre d’accidents traduit la gravité des accidents enregistrés.
La vitesse, principal facteur de risque
La vitesse demeure, selon la responsable, la principale cause et le facteur le plus dangereux des accidents de la route. Elle serait à l’origine d’environ 37 % des accidents enregistrés au cours des cinq dernières années.
Le manque d’attention, le non-respect des règles de circulation et d’autres comportements dangereux figurent également parmi les principales causes des accidents mortels.
La commandante Samia Massoud a particulièrement mis en avant la vulnérabilité des piétons et des conducteurs de motos, considérés parmi les catégories les plus exposées aux accidents mortels.
Les motos seraient impliquées dans près de 50 % des accidents de la route, tandis que leurs conducteurs représentent également 50 % de l’ensemble des décès enregistrés dans ces accidents.
Les piétons représentent, pour leur part, 29 % des parties impliquées dans les accidents de la route et 24 % de l’ensemble des décès liés à ces accidents.
Sur un autre plan, Samia Massoud a indiqué que la Tunisie est passée directement de la quatrième et dernière catégorie à la deuxième catégorie dans le dernier rapport mondial sur la sécurité routière.
Elle a expliqué que cette progression est notamment liée à la qualité des données disponibles sur le site de l’Observatoire national de la sécurité routière.
Un cahier des charges pour les trottinettes
L’Observatoire national de la sécurité routière travaille par ailleurs à l’élaboration d’un nouveau cahier des charges concernant la distribution, la fabrication et l’assemblage des trottinettes.
Selon Samia Massoud, ces engins devront répondre à des spécifications et normes précises, afin de constituer un moyen de transport sûr et réglementé et de garantir la sécurité de leurs utilisateurs.
La responsable a notamment alerté sur le fait que certaines trottinettes peuvent atteindre 75 km/h. Une telle vitesse représente, selon elle, un risque important, particulièrement en raison de l’absence de moyens de protection suffisants pour leurs conducteurs en cas d’accident.
M.B



