La Banque Maghrébine d’Investissement et de Commerce Extérieur (BMICE) prévoit d’augmenter de 50 % son portefeuille de crédits et de financements dans le cadre de son plan stratégique pour la période 2027-2030, a indiqué son directeur général adjoint, Kamel Habbachi.
Dans une déclaration à l’Agence TAP, jeudi à Tunis, en marge de la célébration du 10e anniversaire de la création de la banque, Habbachi a précisé que le portefeuille de crédits de la BMICE s’élève actuellement à environ 100 millions de dollars de prêts approuvés, dont une partie a déjà été décaissée tandis qu’une autre est en cours de décaissement.
L’activité de financement de la banque a démarré en 2018. Dans le cadre de son nouveau plan stratégique, la BMICE entend poursuivre et renforcer son activité dans les cinq pays du Maghreb, en orientant les financements vers des secteurs considérés comme prioritaires, notamment les infrastructures, la sécurité énergétique, la sécurité sanitaire et la sécurité alimentaire.
Miser sur la transformation numérique
La banque entend également accélérer le développement de ses systèmes d’information et tirer davantage parti de l’intelligence artificielle, afin de faciliter son accès aux différents marchés et secteurs et d’améliorer l’efficacité de ses interventions, a souligné Kamel Habbachi.
La BMICE prévoit, par ailleurs, de poursuivre l’accompagnement et le financement des grandes entreprises et institutions publiques et privées, notamment lorsque leurs projets comportent une dimension contribuant à l’intégration maghrébine.
La célébration du dixième anniversaire de la BMICE a également constitué l’occasion de mettre en avant le rôle de cette institution financière régionale dans le financement des économies des pays du Maghreb et l’accompagnement des entreprises et des projets publics.
Créée en 2015 et basée à Tunis, la Banque Maghrébine d’Investissement et de Commerce Extérieur a pour mission de contribuer au renforcement de l’intégration des pays du Maghreb et à la construction d’une économie maghrébine compétitive et intégrée, notamment à travers le développement de l’investissement et du commerce intra-maghrébin et la recherche de solutions aux obstacles réglementaires et institutionnels.
R.I



