Les travailleurs des plateformes de livraison seront désormais concernés par le contrôle de l’Inspection du travail, dans le cadre du lancement d’une nouvelle plateforme numérique mise en place par le ministère des Affaires sociales, en collaboration avec l’Organisation internationale du Travail (OIT).
Intervenant jeudi 24 septembre 2026 sur Express Fm, le directeur général de l’Inspection du travail au ministère des Affaires sociales, Noureddine Triki, a expliqué que cette plateforme vise principalement à renforcer le travail des inspecteurs chargés de veiller à l’application de la législation du travail, notamment dans les entreprises du secteur privé.
Le responsable a précisé que l’Inspection du travail compte actuellement 230 inspecteurs sur l’ensemble du territoire tunisien, soulignant que certaines régions ne disposent que de deux inspecteurs, un effectif qu’il considère limité au regard du volume de travail.
Vers un échange de données entre plusieurs organismes
La nouvelle plateforme permettra de digitaliser plusieurs procédures, de réduire les délais et les déplacements, ainsi que de faciliter le traitement des dossiers et les échanges entre les inspecteurs et les travailleurs, en réduisant le recours aux documents papier.
Selon Noureddine Triki, elle pourrait également servir, à terme, de plateforme d’échange de données avec plusieurs organismes, notamment le Registre national des entreprises et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Des partenariats avec ces deux structures devraient être engagés dans ce cadre.
La plateforme disposera par ailleurs d’une base de données consacrée aux entreprises, y compris celles opérant actuellement à travers des plateformes numériques.
Un cadre légal pour les plateformes numériques
Le directeur général de l’Inspection du travail a également annoncé que les travailleurs des plateformes de livraison, actuellement considérés comme ne bénéficiant pas d’un encadrement suffisant en matière de couverture et de contrôle, seront désormais concernés par le dispositif de contrôle.
Cette évolution intervient alors que le ministère des Affaires sociales travaille sur un projet de loi relatif au télétravail et à l’organisation du travail via les plateformes numériques.
Noureddine Triki a indiqué qu’un cadre juridique spécifique devrait prochainement être élaboré pour réglementer l’activité des différentes plateformes de services présentes en Tunisie, en coordination avec les ministères concernés, notamment celui chargé des Technologies.
R.I



