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Face aux fléaux récurrents : Ce petit coup de pioche qui manque le plus !

  • 24 septembre 2026
  • 4 min de lecture
Face aux fléaux récurrents : Ce petit coup de pioche qui manque le plus !

Le ministère de l’Économie et de la Planification a annoncé que Samir Abdelhafidh, ministre de tutelle, et Malinne Blomberg, directrice générale adjointe du bureau de la Banque africaine de développement (BAD), ont signé, mardi 22 septembre 2026 à Tunis, deux accords de garantie.

La Presse — Ces deux accords portent sur deux financements destinés respectivement à la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) et au Groupe chimique tunisien (GCT). Les conventions de financement ont été signées par les deux présidents-directeurs généraux, Abdelhamid Menja et Omar Bouzouada.

Le premier financement, d’un montant de 111,5 millions d’euros, soit environ 377 millions de dinars, contribuera à la réalisation du projet d’amélioration de la performance technique et énergétique du réseau d’eau potable du Grand Tunis.

En vérité, nous attendons toujours un plan de réorganisation et de mise à niveau de toutes ces canalisations à propos desquelles on n’arrête pas de parler, mais sans aller au fond du problème. Pourtant, il s’avère que ces rafistolages ont été à la base de bien des désagréments ces derniers mois.

L’histoire de la «soif» des Tunisiens alors que leur réseau de distribution d’eau potable est un des mieux étendus et organisés, mais dont la vétusté a introduit le doute et offert la possibilité à ceux qui cherchait noise d’avancer les idées les plus saugrenues. Notre eau est potable et il suffirait de la filtrer pour qu’elle remplace avantageusement cette eau «minérale» mise sur le marché.

Mais ce n’est pas là notre sujet du jour.

Chaque ondée rime avec inondation et les citoyens y sont  aussi pour quelque chose.

Déchets, mégots et sachets qui traînent dans les rues bouchent les égouts au point de recommander de retirer ses chaussures avant d’entrer chez soi en raison de  l’eau qui pourrait être contaminée par les eaux usées de l’Onas.

Mais il y a assez avec ces lamentations après chaque averse. Cette pluie, nous l’appelons de toutes nos forces pour assurer notre autosuffisance en céréales que nous achetons sur le marché international et qui coûtent des devises fortes. Pour s’en plaindre au   lendemain de chaque bourrasque.

Villes et cités sont inondées. Des dégâts au niveau de l’agriculture, de prochaines récoltes remises en question, etc.

Le seul moyen d’y faire face et cela a été dit des millions de fois, consiste à installer un réseau d’évacuation des eaux pluviales. C’est une affaire de milliards qu’il faudrait mettre sur la table avant de pérorer sans fin.

Avons-nous cet argent ? Dans l’état actuel des choses non. Ce n’est  un secret pour personne.

Pourtant, il faudrait y arriver. Le  mieux serait de programmer cet immense chantier par tranches. L’actuel  engourdissement n’est pas à recommander. Les prochaines générations paieront plus cher et notre infrastructure en souffrira davantage.

Dans ces accords signés avec la BAD, nous aurions aimé voir un jour l’entame de la mise à niveau de tout le réseau d’évacuation des eaux usées et des eaux de pluie. Ce chantier est colossal, mais agir comme s’il n’existait pas est une faute. Parce qu’il faudrait y venir un jour ou l’autre.

Il nous semble que le fait de doter les futures cités de ce double réseau est une obligation.  C’est même un moyen de conserver cette eau dont nous avons besoin. Voir la Sonede programmer  ses interventions pour l’instaurer de manière progressive est urgent. Cela causerait des désagréments pour la circulation et pour les riverains, mais avec une équipe de métier, des  équipements modernes neufs et appropriés cela pourrait aller vite.

Il n’est plus acceptable d’enregistrer de manière régulière des communiqués du genre «Avarie imprévue sur la canalisation d’eau de 600 mm et interruptions dans plusieurs localités de Kairouan, Monastir, Sousse et Mahdia lundi 22 septembre. Perturbation dans la distribution d’eau mardi 22 septembre zones de Rades Meliane quartier Taieb Mehiri».

Nous sommes en 2026 et le monde évolue. Il faudrait suivre le rythme ou avouer son impuissance à résoudre un problème qui, chaque année, nous coûte des vies humaines, des dégâts matériels énormes et, surtout, un blocage de la vie économique de toute une région. Les plus grands travaux de l’histoire ont commencé par un petit coup de pioche.

Il faut y aller !

Auteur

Kamel GHATTAS

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