Culture

Journée européenne des langues : Voyage à travers les langues et les cultures européennes

  • 24 septembre 2026
  • 4 min de lecture
Journée européenne des langues : Voyage à travers les langues et les cultures européennes

Denise Mazzolani, coordinatrice de la Politique de Voisinage du Conseil de l’Europe pour la région du Sud de la Méditerranée : «La diversité linguistique n’est pas une absence de coopération, bien au contraire, les langues nous unissent»

La Presse —Devenu un marronnier de la vie culturelle en Tunisie, la Journée européenne des langues dans son édition 2026 se tiendra le 26 septembre avec la participation de 13 ambassades et centres culturels européens.

Dans son brief à la presse tunisienne, le réseau Eunic (European Union National Institute for Culture) explique que l’objectif de ces journées est de mettre à l’honneur la richesse linguistique et d’offrir au public tunisien l’opportunité de découvrir une littérature multilingue.

«La diversité linguistique n’est pas une absence de coopération, bien au contraire, les langues nous unissent», tient à dire Denise Mazzolani, coordinatrice de la Politique de Voisinage du Conseil de l’Europe pour la région du Sud de la Méditerranée, avant de faire un clin d’œil à l’IA, ce formidable outil à double tranchant, mais majoritairement entraîné sur «les langues dominantes». «Notre responsabilité est de pousser vers l’intégration des langues les plus rares ou les moins représentées», a-t-elle dit, lors d’une rencontre avec les médias organisée à la délégation générale Wallonie-Bruxelles, à Tunis le 10 septembre. Pour résumer le déroulé de la journée, Rajae Essefiani, Déléguée générale Wallonie-Bruxelles et présidente du réseau Eunic Tunisie, a trouvé la bonne formule. Il s’agira d’un «tour de l’Europe en une journée». Concrètement, le communiqué du réseau Eunic explique que dès 9h00 du matin, le 26 septembre, un bus, avec à bord des étudiants, des enseignants et des familles, partira de la Cité de la culture, pour entamer un parcours en 6 étapes : L’ambassade de Suisse, l’Institut français de Tunisie, l’Institut Cervantes, le Goethe-Institut, l’ambassade de Bulgarie et la Délégation générale Wallonie-Bruxelles, avant un retour à la Cité de la culture à 14h00.

À chaque escale, le public fera la (re)découverte d’un univers linguistique et culturel différent, avec à la clé des animations et, dit-on, «des surprises !». Même si c’est gratuit, «les places sont chères», avertit Rajae Essefiani.   

Le soir, c’est la poésie dans toute sa splendeur et ses subtilités qui sera mise à l’honneur à l’Institut français de Tunisie à partir de 19h00. L’exercice est singulier, puisque les ambassadeurs et ambassadrices des pays participants seront appelés à lire des textes d’un poète ou homme de lettres national.       

Ainsi, «difficile de sentir au plus profond de soi cet appel, cette force qui nous attire», dira par exemple la poète suédoise Karin Boye, à qui le poète Bulgare Ran Bosilek rétorquera : «Il s’est passé beaucoup de choses et il ne me reste pas beaucoup de temps».

De leur côté, les Britishs feront connaître la littérature de Sarah Waters, et, notre Hatem Bourial national se fera l’ambassadeur de l’Autriche pour une soirée avec des extraits de son livre «Fragments viennois, la route de Vindobona».

Pendant cette soirée, d’autres écrivains et poètes de différentes nationalités feront irruption à travers leurs écrits. L’exercice le plus périlleux a, toutefois, été confié à la déléguée générale Wallonie-Bruxelles Rajae Essefiani, qui lira des extraits de la BD franco-belge Gaston Lagaffe, ce rêveur, champion des catastrophes ordinaires.

Par ailleurs, l’Institut français de Tunisie réserve une place de choix au poète le plus connu du monde arabe, Mahmoud Darwich. «Une séquence viendra rappeler la force de la littérature comme espace de mémoire, d’identité, d’exil et de dialogue entre les peuples », peut-on lire dans le brief distribué aux médias.

Auteur

Karim Ben Said

You cannot copy content of this page