« Plus de 90 % des écoles et lycées d’enseignement étranger en Tunisie ne sont pas titulaires de l’accréditation et ne sont pas reconnus », C’est la révélation fracassante donnée aujourd’hui, jeudi 24 septembre 2026 par le président du Syndicat national des établissements d’enseignement privé, Mohamed Sami.
En effet, lors d’une intervention téléphonique diffusée sur les ondes de la Radio Nationale, Mohamed Sami a indiqué que si ces écoles ne sont pas accréditées, elles proposent des tarifs exorbitants dépassant de loin la bourse du citoyen tunisien. Et ce, précise-t-il en dépit du fait que plus de 95 % des élèves qui fréquentent ces écoles sont des Tunisiens.
3 types d’écoles et lycées d’enseignement étranger en Tunisie
Mohamed Sami a en outre précisé la présence de trois types d’écoles et de lycées d’enseignement étranger en Tunisie. « Le premier type concerne les écoles et lycées qui disposent d’une accréditation de contrôle de la part des autorités. Ceux-là sont sous inspection, disposent d’un programme d’études conforme et offrent des diplômes reconnus aussi bien au niveau national qu’international », précise-t-il.
Et d’ajouter que « le deuxième type concerne les écoles et lycées qui ne sont pas titulaires de l’accréditation. Toutefois, ces écoles formulent une demande pour que leurs diplômes soient reconnus après deux années complètes de leur activité ».
Quant au troisième type, rétorque-t-il, « il demeure le plus courant en Tunisie. Il s’agit des écoles et des lycées qui ne sont pas titulaires de l’accréditation. Ces écoles ne sont pas reconnus et leurs diplômes ne sont pas homologués ni par l’Etat ni au niveau international ». Il a précisé que « ces écoles ne font l’objet d’aucun contrôle ni d’aucune inspection, et qu’elles exercent après avoir obtenu une autorisation de la part du ministère de l’Éducation en tant qu’espace sécurisé contre les accidents », selon ses dires.
Un élève tunisien sur dix est inscrit dans l’enseignement étranger
Dans ce même contexte, Ridha Zahrouni, président de l’Association des parents et élèves, a pour sa part expliqué que le système éducatif en vigueur dans les écoles étrangères en Tunisie est le même système de mise dans leurs pays d’origine.
Il a dit que le nombre d’élèves inscrits dans l’enseignement privé étranger représente environ un dixième de l’ensemble des élèves tunisiens.
Zahrouni a insisté sur la nécessité de promouvoir l’enseignement public tunisien gratuit, ajoutant que le principal élément capable de sauver le pays est l’enseignement public gratuit qui garantit le principe de l’égalité des chances.



