Portée par une production record de 500 000 tonnes pour la saison 2025-2026, la filière oléicole tunisienne se tourne vers l’avenir. Une vaste concertation publique-privée s’est ouverte pour bâtir une vision stratégique à l’horizon 2050.
Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, a souligné, jeudi, que son département œuvre à l’élaboration d’une vision intégrée pour développer la filière oléicole tunisienne à l’horizon 2050. Cette stratégie vise à répondre aux mutations économiques, climatiques et technologiques, tout en renforçant la contribution du secteur à la croissance économique, à la sécurité alimentaire, au développement des exportations, à la création d’emplois, ainsi qu’à la préservation des ressources naturelles et de l’environnement.
S’exprimant à l’ouverture de l’atelier sur le thème « Le dialogue national entre les secteurs public et privé pour le développement, la valorisation et la durabilité de la filière oléicole en Tunisie », le ministre a indiqué que la prochaine étape exige l’adoption d’une vision à long terme fondée sur des objectifs clairs et réalisables. Celle-ci doit intégrer les évolutions de l’économie mondiale et des marchés internationaux, ainsi que les spécificités et la diversité régionale des systèmes de production nationaux.
Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la résilience du secteur face au changement climatique, d’optimiser l’efficacité de l’utilisation des ressources, de moderniser les techniques de production et de transformation, de valoriser les sous-produits, de stimuler la recherche, l’innovation et l’investissement, tout en améliorant la qualité et la valeur ajoutée du produit.
Il a rappelé que les performances de la saison 2025-2026 illustrent la vitalité de la filière, marquée par une production de l’ordre de 500 000 tonnes (contre 340 000 tonnes la saison précédente, soit une hausse d’environ 47%). Les exportations ont également bondi de 50,8% au cours des dix premiers mois de la saison pour atteindre environ 381 200 tonnes, dont près de 53 000 tonnes d’huile d’olive biologique. Des résultats qui imposent toutefois de poursuivre les efforts pour accroître la valeur ajoutée et diversifier les marchés extérieurs, en misant sur le conditionnement et les produits haut de gamme.



