Les ressources halieutiques en Tunisie connaissent un recul qui s’explique notamment par la prolifération de la pêche au chalut, la réduction du nombre de jours de travail et la hausse des coûts liés à l’activité, a indiqué samedi 26 septembre le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Mahdia, Saleh Cherif Eddine.
Intervenant samedi sur Diwan Fm, il a cité en premier lieu la prolifération de la pêche au chalut, estimant que ce phénomène n’a pas été suffisamment combattu par les autorités concernées, selon ses propos.
Le responsable a également évoqué les conditions météorologiques défavorables et les coupures d’électricité, qui ont contribué à réduire le nombre de jours d’activité des pêcheurs. Celui-ci est passé, selon ses déclarations, d’environ 180 jours auparavant à 100 jours actuellement.
Hausse des coûts et absence de soutien
La troisième difficulté concerne, selon Saleh Cherif Eddine, la hausse des prix des carburants, à laquelle s’ajoute une augmentation de 100 % du prix des équipements de pêche. Cette évolution pèse davantage sur l’activité des pêcheurs et leurs conditions de travail, a-t-il souligné.
Le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Mahdia a également déploré l’absence de soutien au secteur, estimant que l’ensemble de ces facteurs contribue à fragiliser davantage l’activité de pêche et à affecter les ressources halieutiques.



