Après avoir ramené un nul au goût de défaite de Libye, le Botswana ne fera aucun cadeau aux Aigles de Carthage à Radès. Ayant participé à la dernière CAN au Maroc, le Botswana compte consolider son statut d’équipe compétitive et décomplexée.
La Presse —Fort de son point obtenu à Tŕipoli avec un doublé retentissant de Tumisang Orebonye, l’attaquant d’Al Shomooa FC libyen, le Botswana n’attaquera pas «la fleur au fusil» la Tunisie ce soir. Malgré l’apport d’une poignée d’expatriés avec une majorité de joueurs locaux des clubs bastions que sont le Jwaneng Galaxy ou Gaborone United, le Botswana force le respect et vendra chèrement sa peau dans ce groupe.
Apport de 6 expatriés
Contrairement à de nombreuses cylindrées du continent africain qui comptent une grande majorité de joueurs évoluant en dehors du pays, le Botswana n’a pas changé sa tradition d’équipe nationale composée dans sa très grande majorité de joueurs locaux. C’est avec une minorité de joueurs qui officient hors du pays, dans le groupe actuel retenu par l’entraîneur intérimaire botswanais Thaloba Nthaga, que le Botswana défie la Tunisie.
Il y a une forte résonance locale comme en atteste la titularisation de 7 sociétaires de clubs botswanais, lors de la rencontre officielle face à la Libye. Outre les 3 titulaires issus de clubs maghrébins, il y a le gardien de but Goitseone Phoko qui évolue avec le Siwelele FC sud- africain. Plus encore, sur les 12 remplaçants, 2 seulement jouent respectivement au Maroc et en Croatie, à savoir Eric Ookame au MC Oujda et Ratshukudu au Slaven Belupo.
L’historique des confrontations directes reste toutefois en faveur de la Tunisie avec 3 victoires contre 2 pour le Botswana et 2 résultats nuls vierges. Soit un total de 7 matchs dont 6 officiels, hormis le dernier match amical en décembre 2025 soldé par un succès tunisien. Le Botswana se présente comme une équipe accrocheuse, difficile à manier. Pour rappel, le Botswana a disputé 2 CAN en 2012 et en 2025 sans dépasser la phase des groupes.



