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Kairouan : 119 bus pour le transport scolaire et universitaire

  • 3 octobre 2026
  • 3 min de lecture
Kairouan : 119 bus pour le transport scolaire  et universitaire

Actuellement, il existe dans le gouvernorat  de Kairouan 188 bus, dont 119 sont consacrés au transport scolaire et universitaire aussi bien dans les villes que dans  les villages.

La Presse — Il  va sans dire que la Soretrak collabore avec l’Université de Kairouan et la Direction régionale de l’éducation pour la révision des horaires d’entrée et de sortie des élèves et des étudiants depuis et vers les établissements scolaires et universitaires de manière à assurer l’écart entre les fréquences afin d’éviter l’encombrement et d’alléger la pression sur la programmation du transport, tout en déterminant les points noirs sur les routes afin d’y intervenir d’une manière précise.

Des problèmes malgré tout

Néanmoins, le transport scolaire fait défaut dans plusieurs localités à cause des terrains accidentés et du nombre trop réduit des élèves dans certaines écoles rurales.

D’après la section régionale de la Ltdh de Kairouan, plus de 4.000 élèves font chaque jour plus de 5 km à pied pour rejoindre leurs écoles.

Certains ont recours à l’autostop en empruntant des tracteurs, des camionnettes non sécurisés ou des charrettes.

Par ailleurs, chaque année, des bus subissent des dégâts à cause des jets de pierres et des agressions commis par des délinquants qui ne veulent pas payer leurs tickets. Évidemment, cela se répercute négativement sur l’assiduité des élèves, contraints souvent de s’absenter.

En outre, beaucoup d’enseignants sont poussés à recourir au transport rural, tôt le matin, pour être à l’heure dans des établissements où des écoliers vivant dans la précarité les attendent le ventre creux. Et l’infrastructure de base, déjà mal en point, n’a jamais été rénovée depuis des années. Elle s’est de plus en plus dégradée, mettant ainsi en danger la vie des écoliers et des enseignants.

Témoignages

E. Rebhi, parente de deux élèves à l’école primaire Brahmya (délégation d’El Ala), déplore l’absence de transport rural dans leur zone et critique l’emploi du temps des élèves qui les oblige à passer toute la journée loin de chez eux avec tout ce que cela comporte comme risques.

«Mes enfants quittent la maison à 7h00 pour aller à pied à leur école. Ensuite, ils ont cours jusqu’à 10h00, puis ils restent dans la rue jusqu’à 15h00 pour reprendre les cours qui durent jusqu’à 17h00. Lorsqu’ils rentrent à pied, tard dans la journée, ils sont tellement fatigués qu’ils ne veulent ni manger, ni préparer leurs cours. Ils ne pensent qu’à dormir…», raconte-t-elle.

K. Oueslati, dont les enfants sont inscrits à l’école primaire Essarj (délégation de Oueslatia), nous confie : «Comme il y a deux oueds entre notre logement et l’école, dès qu’il pleut, mes enfants sont obligés de s’absenter.

En plus des kilomètres à pied, chaque jour, ça fatigue énormément. A mon avis, il serait souhaitable d’instituer la séance unique pour les écoles situées dans des zones difficiles d’accès. Cela éviterait bien des dangers de la rue, où sévissent beaucoup de délinquants».

Notons, dans ce contexte, que la Soretrak va recevoir, au mois de janvier 2027, 31 nouveaux bus, dont 17 seront réservés au transport scolaire.

Auteur

Fatma ZAGHOUANI

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