Des images et vidéos montrant un objet lumineux dans le ciel de la Tunisie et de la Libye ont largement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses interrogations sur l’origine de ce phénomène et sa nature.
Intervenant aujourd’hui sur Jawhara FM, le vice-président de l’Association tunisienne d’astronomie, Hichem Ben Yahia, a expliqué qu’il s’agirait d’une « boule de feu », dont la vitesse est particulièrement élevée et dont le diamètre peut varier de 50 centimètres à deux mètres, voire davantage.
Selon le spécialiste, ce type de phénomène se manifeste par une forte lueur dans le ciel. Il peut également être accompagné de sons ou d’explosions, notamment lorsque l’objet se fragmente sous l’effet des frottements ou de sa combustion lors de son entrée dans l’atmosphère.
Un phénomène qui se produit principalement en mer ou dans des zones isolées
Hichem Ben Yahia a indiqué que la chute de fragments issus de ce type de corps céleste se produit généralement dans des zones éloignées ou en mer.
Il s’est également voulu rassurant quant aux risques pour la population, expliquant que le corps céleste réduit progressivement de volume et se désagrège dans l’atmosphère avant d’atteindre le sol.
Le spécialiste a toutefois souligné l’importance de renforcer les moyens d’observation scientifique en Tunisie. Il a ainsi appelé à la mise en place d’une véritable infrastructure de surveillance astronomique du ciel tunisien, qui permettrait de recueillir des données précises et de mieux documenter ce type de phénomènes.
Des fragments à forte valeur scientifique
Au-delà de l’aspect spectaculaire du phénomène, les éventuels fragments qui atteignent le sol présentent, selon Hichem Ben Yahia, une grande valeur scientifique.
Ces fragments peuvent être particulièrement précieux pour les chercheurs, certains pouvant même avoir une valeur supérieure à celle de l’or. Le vice-président de l’Association tunisienne d’astronomie a rappelé à ce propos que la législation tunisienne interdit leur vente et leur commercialisation, ces éléments étant considérés comme relevant du patrimoine ou de la propriété publique.
Les images diffusées sur les réseaux sociaux auront ainsi permis de remettre au premier plan la question de l’observation et du suivi des phénomènes célestes, alors que les spécialistes plaident pour davantage de moyens permettant de les identifier et de les étudier avec précision.



