CAB – Rim Maâlaoui (trésorière du CAB) : « On n’est pas à l’abri d’une nouvelle affaire de dettes»
La Presse — Le public «jaune et noir» a poussé un ouf de soulagement lorsque le CAB a été sauvé in extremis de la non-participation à la compétition nationale. En effet, dès leur prise en main du club, les nouveaux responsables cabistes, dirigés par Riadh Mokdad, ont vite fait d’assurer d’abord l’engagement du CAB en Ligue 1. Certes, ils ont accepté cette mission sous certaines conditions, garanties par les autorités régionales, mais ils viennent de découvrir qu’ils vont de surprise en surprise.
On pense tout particulièrement à la situation financière qui s’est avérée, tout compte fait, encore plus compliquée que prévu. Le départ en trombe des Cabistes sur le plan sportif a fait oublier provisoirement les problèmes d’ordre matériel, d’autant qu’en début d’exercice, le vice-président, Amine Baccouri, a versé une aide substantielle, outre l’apport du gouvernorat, selon Rim Maâlaoui, la trésorière générale. Seulement, on a appris lors de la conférence de presse tenue il y a quelques jours dans un hôtel de la ville, que d’autres sommes sont venues gonfler les dettes existantes à la surprise des dirigeants.
Toujours des imprévus…
«On croyait avoir pris connaissance de toutes les dettes à payer suivant les échéances convenues et que la situation financière était, par conséquent, transparente. Or, nous découvrons que d’autres affaires, qu’on n’attendait pas du tout, ont rebondi et qu’il va falloir les régler.
Le problème est qu’il y a beaucoup d’imprévus! Pire, il n’y a pas d’archives pour que nous puissions nous projeter dans l’avenir. À l’heure actuelle, le CAB est redevable d’environ deux millions de dinars», affirme, l’air grave, la trésorière.
À chaque passation de «témoin», on apprend du successeur que le fossé se creuse en permanence au niveau du déficit et donc des arriérés à honorer! Mais pourquoi n’a-t-on pas demandé, voire exigé, un audit en remontant la filière car, à chaque fois, le creux prend de l’ampleur? La situation ne pourra être assainie qu’en mettant un terme à ce flou qui persiste. La fuite en avant n’est pas une solution radicale au mal, elle ne peut que l’aggraver… Enfin, ce qui reste comme surprise du chef pour bon nombre de «tifosi» cabistes est ce petit pourcentage de 20%, des ventes du magasin dont bénéficie le CAB, seulement en nature c’est-à-dire en équipements divers destinés notamment aux jeunes. Il s’agit d’un contrat passé avec le partenaire avant l’ouverture dudit magasin, nous dit-on… On chasse un problème, un autre revient au galop!



