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Au fait du jour : Le vœu n’est qu’une diversion…

  • 12 octobre 2026
  • 3 min de lecture
Au fait du jour : Le vœu n’est qu’une diversion…

La Presse — Le vice-président de la Fédération Tunisienne de Football, Houcine Jenayeh, a été tourné en dérision lorsqu’il a émis le vœu d’organiser une phase finale de la Coupe d’Afrique. Il n’y avait pas de quoi être surpris par ce souhait.

La Tunisie en a organisé des compétitions de ce genre et ce n’est pas une Coupe d’Afrique de football qui lui poserait problème. En effet, une organisation de cette envergure a besoin tout d’abord de sécurité. Le meilleur moyen de juger de cette condition, ce sont les millions de touristes qui viennent visiter ce pays. C’est ensuite le savoir-faire des personnes qui auront à gérer cette manifestation au point de vue logistique pour que le déroulement soit fluide et sans heurts. C’est ensuite l’infrastructure hôtelière de qualité. Nous en possédons à revendre. C’est encore les routes modernes et ne présentant pas de danger pour les éventuels déplacements à l’intérieur du territoire. C’est enfin un réseau de bus prêts à relever le défi du confort  pour rejoindre des villes hôtes présentant le véritable visage du pays.

Côté strictement sportif, il y a bien entendu l’état de notre infrastructure sportive. Elle est actuellement désuète. Il faudrait la remettre à niveau et au vu des conditions économiques, il est difficile  d’inclure ces dépenses parmi les priorités. On pourrait faire le sacrifice d’offrir un objectif pour le sport roi dans le pays, mais on n’en est pas là.

Certes, on possède le Stade de Radès, on s’active pour remettre à un niveau acceptable celui de Sfax (enfin !), celui de Sousse pourrait suivre (vivement !) et, cerise sur le gâteau, la reconstruction du Stade d’El Menzah qui est entrée dans la phase de démarrage, d’après les dernières informations communiquées.

Manquent deux choses essentielles. L’équipe dont disposerait la Tunisie pour affronter cette épreuve  qui devient de plus en plus difficile au vu des progrès des nations africaines que révèlent les compétitions successives du genre. Nous ne possédons pas d’équipe et c’est le premier et principal handicap.

Ensuite, il faudrait des têtes pensantes qui tournent à plein régime pour prévoir, concevoir et réaliser l’aboutissement de ce vœu. Nous ne voyons rien à l’horizon.

Et comme nous ne possédons pas en main cette carte maîtresse, le vœu n’est plus qu’une diversion. Une de plus.

Auteur

Kamel GHATTAS

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