Loi de finances 2027 : la commission des finances appelle à rationaliser les dépenses publiques
La commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts a examiné, lundi, les principaux indicateurs économiques et financiers ainsi que leurs répercussions sur les équilibres financiers de l’État, outre les grandes orientations du projet de loi de finances pour l’année 2027.
La commission a notamment souligné la nécessité de rationaliser les dépenses publiques, et d’accélérer la réalisation des projets publics, tout en préservant le rôle social de l’État.
Cet appel intervient lors d’une séance de travail tenue lundi sous la présidence du président de la commission, Ali Hassoumi Bayouli, consacrée à la poursuite des travaux de contrôle et au suivi de l’exécution du budget de l’État à la fin du premier semestre de l’année 2026.
Les membres de la commission ont examiné l’exécution du budget, l’évolution des ressources et des dépenses, ainsi que la contribution des secteurs productifs, notamment l’agriculture, le tourisme, l’industrie, l’énergie et les énergies renouvelables, à la croissance économique et au renforcement de la production nationale.
Concernant l’investissement public et les dépenses de développement, la commission a mis l’accent sur l’urgence de surmonter les difficultés administratives et financières qui font obstacle à la réalisation des projets publics et d’accélérer l’achèvement des projets en cours, de manière à contribuer à la relance de l’investissement, à la création d’emplois et à l’amélioration des infrastructures et des services publics dans les différents gouvernorats et districts.
La commission a également évoqué les répercussions des dépenses de compensation, particulièrement la subvention des carburants, des produits de base et des céréales, ainsi que l’accroissement de la charge de la dette publique et les pressions qu’elle exerce sur les ressources financières disponibles.
S’agissant des grandes orientations du projet de loi de finances pour l’année 2027, la commission a appelé à adopter une vision économique et financière répondant aux mutations globales et préservant les équilibres financiers de l’État, tout en réformant le système de compensation et en améliorant l’orientation des subventions vers leurs dus, afin de garantir la protection du pouvoir d’achat et d’orienter les ressources vers les priorités nationales, notamment la santé, les affaires sociales et l’investissement.



