Editorial

Sociétés communautaires : quels sont les vrais freins ?

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  • 12 octobre 2026
  • 3 min de lecture
Sociétés communautaires : quels sont les vrais freins ?

En dépit de la réforme législative datant du 2 octobre 2025 modifiant et complétant le décret-loi n°2022-15 du 20 mars 2022 relatif aux sociétés communautaires, visant à encourager la participation locale, ouvrir de nouvelles perspectives aux promoteurs de ces projets tout en simplifiant  les procédures de création, l’évolution du nombre de ces sociétés est en deçà des attentes. 

Cette réforme simplifie pourtant, de manière considérable, les conditions de création des sociétés communautaires et clarifie  les compétences des organes de gestion tout en renforçant le contrôle financier. Le lancement du Registre national sur la plateforme alahlia.tn, en novembre 2025, devait centraliser les inscriptions et les mises à jour. Toutefois, les porteurs de projets font savoir de leur côté que leurs difficultés sont, avant tout, procédurales. Mais les obstacles ne se limitent pas à cela. 

En effet, lors d’une séance d’audition tenue au niveau du Conseil national des régions et des districts en juillet 2026 avec des représentants du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, la majorité des intervenants se sont interrogés sur le respect du principe de priorité chronologique dans l’enregistrement et l’examen des initiatives de création d’entreprises communautaires. Ces interrogations expliquent le désistement  de certains porteurs de projets, malgré la hausse des créations de sociétés communautaires enregistrée en 2024 et 2025. 

Au vu de ces difficultés, la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé samedi 10 octobre un Conseil ministériel restreint consacré à la gouvernance de ces structures. Elle a souligné en substance que les entreprises communautaires constituent un choix économique national et stratégique visant la promotion de l’emploi, la justice sociale et une répartition équitable des richesses, conformément aux orientations du Président de la République, Kaïs Saïed. 

Une nouvelle approche se profile pour un nouveau modèle qui a fait ses preuves dans plusieurs pays développés, comme l’a souligné la Cheffe du gouvernement. Les recommandations insistent à ce propos sur l’urgence  d’orienter ces entreprises vers de nouveaux secteurs et marchés porteurs, en renforçant leur accompagnement dans les domaines à forte valeur ajoutée et à dimension stratégique, conformément au  Plan de développement 2026-2030.

Mais le plus important, c’est de s’attaquer à la lourdeur administrative et d’appuyer la transparence dans le traitement des dossiers déposés.

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Auteur

Samir DRIDI

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