Top 2% Scientists 2026 : Moez Krichen et 12 chercheurs tunisiens
Intelligence artificielle, réseaux, télécommunications, informatique distribuée ou encore photonique : douze chercheurs affiliés à des établissements tunisiens se distinguent dans l’édition 2026 du classement Stanford–Elsevier « World’s Top 2% Scientists ».
Parmi eux, Moez Krichen, de l’École nationale d’ingénieurs de Sfax (ENIS), se classe 150ᵉ mondial en intelligence artificielle et traitement de l’image sur 517 648 chercheurs. Une performance qui le place parmi environ 0,03 % des chercheurs les mieux classés dans cette spécialité.
Cette présence tunisienne illustre la diversité des travaux menés dans les technologies numériques, de Sfax à Jendouba, en passant par Tunis, Carthage et Monastir.
Moez Krichen parmi l’élite mondiale de l’intelligence artificielle
Moez Krichen signe la performance la plus marquante de cette sélection dans le domaine de l’intelligence artificielle et du traitement de l’image.
Le chercheur de l’ENIS occupe la 150ᵉ place parmi 517 648 chercheurs recensés dans cette spécialité, l’une des plus importantes de la catégorie « Information & Communication Technologies ».
Ce résultat place le chercheur tunisien parmi une fraction particulièrement réduite des scientifiques les mieux classés mondialement dans son domaine et confirme la visibilité croissante de la recherche tunisienne en intelligence artificielle.
Intelligence artificielle et traitement de l’image
Plusieurs autres chercheurs affiliés à des établissements tunisiens apparaissent dans cette spécialité.
Souhail Dhouib, de l’Université de Sfax, figure également parmi les chercheurs distingués, aux côtés de Khaled Bayoudh, de l’École nationale d’ingénieurs de Monastir, de Hassène Gritli, de l’Institut supérieur des technologies de l’information et de la communication relevant de l’Université de Carthage, d’Adel M. Alimi, de l’École nationale d’ingénieurs de Sfax, et d’Abir Smiti.
Ces profils témoignent de la diversité des recherches tunisiennes en intelligence artificielle, allant du traitement de l’image à l’apprentissage automatique et aux systèmes intelligents.
Réseaux et télécommunications : une forte présence tunisienne
La Tunisie est également représentée dans le domaine des réseaux et télécommunications.
Omar Cheikhrouhou, de l’École nationale d’ingénieurs de Sfax, Lamia Chaari Fourati, de l’Université de Sfax, Hedi Sakli, de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis, ainsi que Maha Sliti, de l’École supérieure des communications de Tunis, figurent parmi les chercheurs recensés.
Leur présence souligne le poids des écoles d’ingénieurs et des laboratoires tunisiens dans des domaines devenus stratégiques avec le développement de la 5G, de l’Internet des objets, des réseaux intelligents et des infrastructures numériques.
Haithem Mezni, 60ᵉ mondial en informatique distribuée
Une autre performance remarquable est enregistrée par Haithem Mezni, de l’Université de Jendouba.
Il atteint la 60ᵉ place mondiale en informatique distribuée parmi 9 369 chercheurs recensés dans cette spécialité.
L’informatique distribuée constitue aujourd’hui un domaine essentiel au développement du cloud computing, des systèmes distribués, du traitement massif de données et des architectures numériques modernes.
La photonique également représentée
Hichem Mrabet, de l’École polytechnique de Tunisie, complète cette sélection dans le domaine de l’optoélectronique et de la photonique.
Cette discipline se situe à l’intersection de l’électronique, de l’optique et des télécommunications et joue notamment un rôle majeur dans les réseaux à fibre optique, les capteurs et plusieurs technologies numériques avancées.
Une reconnaissance de la recherche tunisienne
Au-delà des positions individuelles, cette présence dans le classement international met en évidence la contribution de plusieurs établissements universitaires tunisiens à la recherche mondiale en informatique et technologies numériques.
Sfax occupe une place particulièrement visible, mais les chercheurs distingués sont issus de plusieurs pôles universitaires du pays.
Ces résultats constituent également une occasion de mieux faire connaître leurs travaux, de renforcer les collaborations entre laboratoires et de développer les passerelles entre universités, entreprises technologiques et écosystème de l’innovation.
Comment fonctionne le classement Top 2% Scientists ?
Le classement communément appelé « Stanford–Elsevier World’s Top 2% Scientists » repose sur une base bibliométrique utilisant les données Scopus.
L’évaluation tient compte de plusieurs indicateurs liés à l’impact scientifique des publications, notamment les citations, le h-index, le hm-index ajusté au coautorat et la position des chercheurs parmi les auteurs des publications.
Deux analyses distinctes sont proposées : l’une mesure l’impact scientifique sur l’ensemble de la carrière et l’autre porte sur une seule année.
Pour l’édition 2026, le classement annuel prend en compte les citations reçues durant l’année 2025.
Il ne s’agit donc pas d’un prix scientifique au sens classique, mais d’une base bibliométrique internationale permettant de comparer l’impact des travaux de chercheurs appartenant à différentes disciplines.



