Culture

3e édition du Salon national des arts plastiques : Désormais un rendez-vous annuel fixe

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  • 17 octobre 2026
  • 4 min de lecture
3e édition du Salon national des arts plastiques : Désormais un rendez-vous annuel fixe

Dévoilant les nouveautés, Mme Ahlam Bou Sandel a mis l’accent sur une scénographie inédite, conçue pour être particulièrement vivante et interactive. La mise en espace qui sera révélée lors du vernissage promet, selon elle, d’offrir une expérience d’immersion renouvelée aux visiteurs et de sublimer les œuvres exposées.

La Presse — Placée sous le patronage du ministère des Affaires culturelles, la 3e édition du Salon national des arts plastiques s’apprête à accueillir ses visiteurs, dès aujourd’hui, au Musée national d’art moderne et contemporain (Macam-Tunis). Deux jours plus tôt, une conférence de presse est venue détailler les enjeux et les orientations majeures de ce rendez-vous.

Souhaitant d’emblée poser les jalons de cette rencontre, Mme Ahlam Bou Sandel, présidente du comité d’organisation et directrice du Macam-Tunis, a ouvert son intervention par une interrogation fondamentale : « Qu’est-ce que ce Salon? ». Une manière d’inviter les médias à saisir la singularité et la vocation de cet événement dans un paysage culturel déjà dense.

Loin d’entrer en concurrence avec les expositions d’envergure existantes, le Salon traduit, selon elle, la volonté du ministère des Affaires culturelles d’offrir aux arts plastiques et visuels une vitrine nationale pérenne, au même titre que les autres disciplines artistiques.

Cette ambition a été appuyée par Mme Hala Ben Saad, directrice des affaires régionales. Tirant le bilan des deux premières éditions, considérées comme des étapes fondatrices, elle a annoncé un réajustement du calendrier. Initialement envisagé sur un rythme semestriel, le Salon devient désormais un rendez-vous annuel fixe, organisé chaque 17 octobre, au sortir des Journées musicales de Carthage.

Ce choix doit permettre aux artistes de disposer d’un temps de création plus serein, propice à la conception d’œuvres thématiques spécifiques, tout en donnant aux organisateurs la possibilité de développer la médiation culturelle et la programmation parallèle. Pour cette 3e édition, 94 artistes ont été sélectionnés parmi 130 candidats. Ils  représentent 22 gouvernorats du pays et sont répartis entre 66 peintres, 11 photographes, 8 sculpteurs, 5 céramistes, 2 pratiquant la gravure et 2 autres l’installation.

Dévoilant les nouveautés, Mme Ahlam Bou Sandel a mis l’accent sur une scénographie inédite, conçue pour être particulièrement vivante et interactive. La mise en espace qui sera révélée lors du vernissage, promet, selon elle, d’offrir une expérience d’immersion renouvelée aux visiteurs et de sublimer les œuvres exposées.

La directrice du musée a souligné, qu’au-delà de l’événementiel, le Macam-Tunis tient à jouer un rôle d’incubateur pour une création en constante évolution.

Elle a évoqué à cet effet les piliers éthiques et stratégiques qui guident l’institution, à savoir, et comme elle le note, le respect des droits d’auteur, la culture de l’altérité et du partage, ainsi qu’une exigence de rigueur dans la gouvernance et la maîtrise des coûts. La dimension fédératrice se concrétise également, ajoute-t-elle, par un effort particulier porté par le Salon sur l’accueil des plasticiens venus des régions intérieures. La bonne prise en charge de leur séjour vise à créer un véritable espace de résidence temporaire, propice aux émulations, aux débats et à l’enrichissement mutuel des parcours artistiques. Enfin, elle a insisté sur l’importance du catalogue officiel, document essentiel pour archiver et pérenniser cette mémoire plastique.

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Auteur

Meysem MARROUKI

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