Au fait du jour : Haro sur les arbitres
La Presse — C’est la mode : un certain nombre d’entraîneurs, à court d’arguments, se laissent aller vers une nuée de remarques et de remontrances envers les arbitres. Ils savent qu’il y a rarement des droits de réponse et ils en profitent de manière éhontée.
Et si les arbitres qui, de par leur formation et leur passé d’anciens joueurs, se mettaient à critiquer la façon d’évoluer des équipes qu’ils ont arbitrées? Qu’ils donnaient leur avis sur le positionnement des joueurs sur le terrain, qu’ils reprochaient l’utilisation d’un joueur plutôt qu’un autre laissé injustement sur le banc?
Que les changements ont été tardifs ou mal étudiés? Que l’équipe était en mauvaise condition physique et qu’elle n’avait pas quatre-vingt-dix minutes dans les jambes? Que les joueurs manquaient de concentration et c’est la raison pour laquelle ils ont été décramponnés par leurs adversaires ?
Cela ne serait que justice. Mais cela ferait désordre.
Tout comme l’arbitre se trompe, un entraîneur est exposé à une mauvaise appréciation de la situation. Et sans ces fautes, qui peuvent provenir de la part de toutes les parties prenantes d’une rencontre de sport collectif, il n’y aurait pas de buts.
Voyons le comportement des grands techniciens qui dirigent les grandes équipes de par le monde. Ils endossent toutes les responsabilités à l’origine de la défaite. Ils protègent leurs joueurs et, surtout, évitent des polémiques desquelles le football ne tire rien.
Que ces techniciens constamment assis, il est vrai, sur des chaises musicales, qui craignent leur limogeage, changent d’état d’esprit et jouent franchement le jeu. Sur le terrain, on ne peut reprocher à un arbitre qu’une seule et unique chose : un arbitrage entaché de parti pris, donc qui émane d’une personne qui n’a pas conscience du mal qu’elle fait. Ce genre de personnes ne va jamais loin.



