Patrimoine : Sauver les œuvres, former les restaurateurs de demain
La Fondation Hasdrubal pour la culture et les arts, l’Institut National du Patrimoine (INP) et l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Nabeul (Isban) unissent leurs compétences pour renforcer la sauvegarde du patrimoine artistique tunisien et initier les étudiants aux métiers de la conservation-restauration.
La Presse —Une nouvelle initiative en faveur du patrimoine artistique tunisien voit le jour avec la signature d’une convention de partenariat entre la Fondation Hasdrubal pour la culture et les arts, l’Institut National du Patrimoine (INP) et l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Nabeul. Conclu pour une durée de trois ans, cet accord vise à rapprocher les institutions patrimoniales et l’enseignement supérieur artistique, en associant expertise scientifique, formation pratique et mécénat culturel.
Au cœur de cette collaboration figure la création d’un chantier-école consacré à l’initiation à la restauration des œuvres d’art. Les étudiants de l’Isban pourront ainsi se familiariser avec les techniques et les exigences de la conservation-restauration, grâce à un apprentissage encadré par les conservateurs-restaurateurs et les spécialistes de l’INP, avec la participation des enseignants et experts de l’établissement nabeulien.
Les travaux porteront sur une sélection d’œuvres appartenant aux collections de la Fondation Hasdrubal et de l’INP. Les interventions seront conduites dans le respect des protocoles scientifiques et techniques indispensables à la préservation de l’intégrité des œuvres et à la transmission de ce patrimoine aux générations futures.
Au-delà de cette formation de terrain, le partenariat prévoit un programme d’activités pédagogiques et culturelles comprenant des ateliers, des conférences, des journées d’études, des publications et des expositions. Il ambitionne également de contribuer au développement de la formation continue dans le domaine de la restauration des œuvres d’art au sein de l’INP.
L’enjeu est double : offrir aux étudiants des possibilités concrètes de mettre en pratique leurs connaissances et renforcer, dans le même temps, les compétences nécessaires à la sauvegarde du patrimoine artistique national. La documentation scientifique des œuvres, la recherche et la diffusion des connaissances occuperont également une place importante dans cette démarche.
Cette initiative témoigne de la nécessité de faire dialoguer les métiers de l’art, les institutions chargées du patrimoine et les établissements de formation. La restauration ne relève pas seulement d’un savoir-faire technique : elle exige des connaissances historiques et scientifiques, une compréhension des matériaux et une approche rigoureuse de chaque œuvre. Former de futurs professionnels dans ce domaine constitue ainsi un investissement essentiel pour la préservation de la mémoire artistique du pays.
Dans le cadre de cette convention, la Fondation Hasdrubal assurera le pilotage et la coordination du projet, ainsi que son financement. L’INP et l’Isban mettront à contribution leurs expertises scientifiques, techniques et pédagogiques afin d’en accompagner la réalisation.
En conjuguant transmission des savoirs, formation spécialisée et engagement culturel, les trois institutions entendent inscrire leur coopération dans la durée. Cette démarche rappelle que la sauvegarde du patrimoine ne peut se limiter à la conservation des œuvres : elle passe aussi par la formation de celles et ceux qui auront la responsabilité de les étudier, de les restaurer et de les transmettre.



