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Banque mondiale : 800 millions d’emplois à créer pour répondre aux besoins de la prochaine génération

  • 22 octobre 2026
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Banque mondiale : 800 millions d’emplois à créer pour répondre aux besoins de la prochaine génération

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga, a appelé à accélérer la mobilisation des financements publics et privés pour soutenir la création d’emplois à grande échelle, soulignant que 800 millions d’emplois manqueront à l’horizon des dix à quinze prochaines années, alors que 1,2 milliard de jeunes devraient arriver sur le marché du travail pour seulement 400 millions d’emplois disponibles, selon les projections.

Intervenant lors de la séance plénière des Assemblées annuelles 2026, à Bangkok, en Thaïlande, Ajay Banga a estimé que le développement devait s’appuyer sur une utilisation plus efficace des ressources disponibles, dans un contexte marqué par la persistance des conflits, le resserrement des marges budgétaires, l’alourdissement de la dette et le coût élevé des produits essentiels, notamment l’énergie et les engrais.

“Le déficit d’emplois est une projection. Pas une fatalité”, a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de faire évoluer les modèles de financement du développement pour répondre aux attentes de la prochaine génération.

Le président de la Banque mondiale a indiqué que les capitaux privés mobilisés par l’institution étaient passés d’environ 35 milliards de dollars au cours de l’exercice 2022 à 112 milliards de dollars l’année dernière, soit une multiplication par trois. En incluant ses propres financements, le montant total mobilisé a dépassé 230 milliards de dollars.

Cette progression a concerné plusieurs catégories de pays, avec des capitaux privés mobilisés presque trois fois plus importants dans les pays à revenu intermédiaire inférieur et quatre fois plus élevés dans ceux à revenu intermédiaire supérieur. En Afrique, ces financements ont plus que doublé. En revanche, leur mobilisation a stagné dans les pays à faible revenu, où l’accès aux capitaux commerciaux demeure particulièrement difficile.

Pour y remédier, la Banque mondiale entend notamment renforcer son soutien aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME), considérées comme essentielles à la création d’emplois dans les économies les plus pauvres et les plus fragiles.

Ajay Banga a également présenté les avancées des initiatives consacrées à l’accès à l’électricité, à l’eau, à l’agriculture et à la santé. Dans le cadre de Mission 300, menée avec la Banque africaine de développement, 59 millions de personnes ont déjà bénéficié d’un meilleur accès à l’électricité en Afrique, sur un objectif de 300 millions à l’horizon 2030.

En matière de sécurité hydrique, l’ambition est d’améliorer l’accès à l’eau pour un milliard de personnes d’ici 2030, dont 400 millions dans le cadre des engagements du Groupe de la Banque mondiale.

“Un emploi, ce n’est pas une statistique. Un emploi, c’est la dignité”, a souligné Ajay Banga, plaidant pour un modèle de développement combinant financements publics, investissements privés, philanthropie et technologies, en fonction des priorités de chaque pays.

L’objectif, a-t-il conclu, est d’amplifier et d’accélérer les efforts engagés afin de transformer les perspectives économiques de la prochaine génération.

S.R

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S. R

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