Passeport tunisien : combien de pays sont accessibles sans visa préalable en 2026 ?
Le passeport tunisien occupe la 76e place mondiale, avec 65 destinations accessibles sans visa préalable, selon la mise à jour du Henley Passport Index publiée le 9 octobre 2026. Dans ce classement de 199 passeports, la Tunisie se situe derrière le Maroc, classé 71e avec un score de 70 destinations, mais devant l’Algérie, qui occupe la 84e place avec 55 destinations. À l’échelle mondiale, Singapour conserve la première position avec 193 destinations, tandis que l’Afghanistan ferme le classement avec seulement 22 destinations.
Cette nouvelle édition met en évidence des écarts persistants dans la liberté de circulation selon la nationalité, mais aussi des évolutions notables parmi les passeports les mieux classés, notamment ceux des Émirats arabes unis et de la Malaisie.
Le passeport tunisien recule de cinq places
Avec un score de 65 destinations, le passeport tunisien figure au 76e rang mondial dans l’édition d’octobre 2026. Il partage cette position avec le Bénin et l’Ouganda, selon le tableau officiel daté du 9 octobre.
Par rapport à la mise à jour de juillet, au cours de laquelle la Tunisie occupait la 71e place avec 66 destinations accessibles sans visa préalable, le classement d’octobre fait apparaître un recul de cinq rangs et une diminution d’une destination dans le score.
Cette évolution doit toutefois être interprétée à la lumière de la méthodologie de l’indice : le classement dépend du nombre de destinations accessibles selon les conditions d’entrée retenues et peut évoluer avec les changements de politiques de visas. Une variation du rang ne signifie donc pas nécessairement qu’un pays a perdu cinq accords d’exemption de visa.
La comparaison maghrébine place le Maroc en tête des trois pays, devant la Tunisie et l’Algérie. Le passeport marocain se classe au 71e rang mondial, avec 70 destinations, tandis que le passeport algérien occupe la 84e place, avec un score de 55. La Tunisie conserve ainsi une position intermédiaire dans la région.
Le Maroc devance donc la Tunisie de cinq places et dispose d’un score supérieur de cinq destinations. L’écart avec l’Algérie est plus marqué : neuf destinations séparent les scores tunisien et algérien. La Mauritanie, qui partage le 84e rang avec l’Algérie, affiche également un score de 55 destinations. Plus bas dans le classement, la Libye se situe au 96e rang, avec 39 destinations.
Ces résultats décrivent les possibilités d’accès international mesurées par l’indice. À eux seuls, ils ne permettent pas d’attribuer les écarts à une cause unique, ni de mesurer l’ensemble des relations diplomatiques ou économiques entre les pays.
Une hiérarchie contrastée dans le monde arabe
Le classement fait apparaître des différences importantes entre les passeports arabes. Les Émirats arabes unis se distinguent en occupant conjointement la deuxième place mondiale avec le Japon et la Corée du Sud, avec 188 destinations accessibles sans visa préalable. Le Qatar figure au 51e rang avec un score de 112, devant plusieurs autres pays de la région.

La Tunisie se situe donc au milieu de cette hiérarchie régionale : son score est inférieur à celui du Maroc, mais supérieur à ceux de l’Algérie, de l’Égypte et de la Libye. Les Émirats arabes unis occupent une position nettement plus élevée, tandis que plusieurs pays touchés par des conflits ou de fortes difficultés sécuritaires figurent parmi les derniers rangs. Le classement, à lui seul, ne permet cependant pas d’établir un lien de causalité entre la situation politique d’un pays et son score.
Singapour reste en tête, les Émirats et la Malaisie progressent
Au sommet du classement, Singapour conserve sa première place avec un score de 193 destinations, contre 192 dans la mise à jour de juillet 2026. Le Japon, la Corée du Sud et les Émirats arabes unis partagent la deuxième place avec 188 destinations, suivis par la Suède, troisième avec 187.
La quatrième place est occupée conjointement par onze pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, avec 186 destinations. La cinquième position revient à l’Autriche, à la Grèce, à Malte, au Portugal et à la Suisse, qui affichent chacune un score de 185.
Parmi les évolutions les plus notables depuis le début de l’année, la Malaisie passe de la neuvième place en janvier, avec 180 destinations, à la sixième en octobre, avec 184. Les Émirats arabes unis progressent également, passant de la cinquième place en janvier, avec 184 destinations, à la deuxième en octobre, avec 188. Le Royaume-Uni atteint lui aussi la sixième place, avec 184 destinations, contre la septième en janvier.
Les États-Unis, pour leur part, se maintiennent au dixième rang, à égalité avec l’Islande, avec un score de 180 destinations.
Afghanistan, Syrie, Irak, Pakistan et Yémen ferment le classement
À l’autre extrémité de l’indice, les cinq derniers passeports sont ceux de l’Afghanistan, de la Syrie, de l’Irak, du Pakistan et du Yémen. L’Afghanistan occupe la 106e et dernière place, avec seulement 22 destinations accessibles sans visa préalable. Il est précédé par la Syrie, au 105e rang avec 25 destinations, l’Irak au 104e avec 28, le Pakistan au 103e avec 29 et le Yémen au 102e avec 30.
L’écart entre Singapour et l’Afghanistan atteint ainsi 171 destinations, ce qui illustre l’ampleur des inégalités de mobilité internationale mesurées par l’indice.
Que mesure réellement le Henley Passport Index ?
Publié par Henley & Partners, le Henley Passport Index évalue 199 passeports en fonction de l’accès qu’ils offrent à 227 destinations. Sa méthodologie repose sur les données Timatic de l’Association internationale du transport aérien (IATA), complétées et vérifiées par les recherches du cabinet. Le classement est actualisé régulièrement pour tenir compte de l’évolution des conditions d’entrée.
Une précision est essentielle pour interpréter les scores : “sans visa préalable” ne signifie pas toujours “ sans aucune formalité”. La méthodologie prend en compte les destinations accessibles sans visa, celles qui délivrent un visa à l’arrivée et celles qui exigent certaines autorisations électroniques de voyage, ou ETA. En revanche, les destinations nécessitant l’obtention préalable d’un visa électronique soumis à approbation ne sont généralement pas comptabilisées dans le score.
L’indice suppose par ailleurs un passeport ordinaire valide et un voyageur répondant aux conditions habituelles d’entrée pour un court séjour touristique ou professionnel. Il constitue ainsi un indicateur comparatif de l’accès aux destinations, et non une garantie d’admission à la frontière.



