Société

Tozeur : coup d’envoi de la campagne des dattes, les ventes peinent à décoller

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  • 23 octobre 2026
  • 2 min de lecture
Tozeur : coup d’envoi de la campagne des dattes, les ventes peinent à décoller

Le marché de gros des dattes de Tozeur accueille, depuis quelques jours, d’importantes quantités de dattes en provenance des différentes zones de production du gouvernorat de Tozeur, ainsi que du gouvernorat de Kébili, marquant ainsi le coup d’envoi de la campagne des dattes de l’automne 2026.

Cette nouvelle saison s’ouvre dans un contexte marqué par des appréciations divergentes quant aux volumes de production et à la qualité des récoltes, mais aussi par des interrogations sur les perspectives d’écoulement sur le marché local et auprès des exportateurs.

Pour l’heure, l’activité au marché demeure ordinaire, avec une présence particulièrement limitée des exportateurs et des consommateurs. Plusieurs commerçants, notamment les commissionnaires de vente, qui assurent traditionnellement l’interface entre les agriculteurs et les acheteurs, exportateurs, détaillants ou consommateurs, ont confirmé cette faible dynamique.

À ce propos, le commissionnaire de vente, Moez Dhouibi, a indiqué que la campagne de récolte avait effectivement démarré dans plusieurs oasis et que les commerçants du marché de gros avaient commencé à réceptionner les dattes en vue de leur commercialisation. Toutefois, la demande émanant des exportateurs, des détaillants et des consommateurs reste, à ce stade, faible.

Il a précisé que sa clientèle se compose principalement d’exportateurs disposant d’unités de conditionnement et d’exportation, ainsi que de détaillants commercialisant les dattes sur le marché national ou dans le cadre de foires organisées dans d’autres villes.

La qualité de la récolte des dattes de l’automne 2026 fait débat parmi les producteurs de Tozeur et de Kébili. Si certains estiment qu’elle est excellente, d’autres attribuent sa dégradation aux fortes températures estivales. Tous déplorent toutefois des prix de vente insuffisants au regard de la hausse des coûts de production, notamment ceux de l’irrigation.

La commercialisation demeure également ralentie par le manque de liquidités chez les grossistes et les exportateurs, pénalisant particulièrement les petits agriculteurs. Ces derniers appellent à la mise en place de financements bancaires saisonniers, à l’élargissement des débouchés commerciaux et à l’allègement des dettes liées à l’irrigation.

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Auteur

La Presse

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