Pourquoi : Des motos sans feux, des vies en jeu
Rouler de nuit dans les rues de Tunis relève trop souvent d’un exercice d’équilibriste. En cause, les motocyclistes, dont beaucoup circulent avec des feux défaillants, voire sans aucun éclairage. Invisibles jusqu’au dernier moment, ils surgissent de nulle part, là où on les attend le moins, avec une conduite qui évoque le rodéo. Ils mettent en péril leur propre vie, mais aussi celle des automobilistes.
Les chiffres confirment cette inquiétude. En 2025, la moto est le moyen de transport le plus meurtrier sur les routes tunisiennes. Les usagers de motos représentent 39 % des morts et 38 % des blessés des accidents de la route recensés au niveau national. Il est grand temps de mettre un terme à ces comportements irresponsables, en renforçant les contrôles nocturnes, en sanctionnant les motocyclistes dont l’éclairage est défaillant ou absent, et en sensibilisant les conducteurs aux risques qu’ils font courir aux autres comme à eux-mêmes.



