Projet de budget 2027 : le détail des nouveaux recrutements prévus par ministère
Le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit la création de 32 557 nouveaux postes dans la fonction publique, dont 5 663 destinés à la régularisation d’une nouvelle tranche d’agents des chantiers âgés de plus de 45 ans. Cette programmation s’inscrit dans la poursuite de la politique de l’État visant à promouvoir l’emploi et à réduire le chômage, avec une priorité accordée aux secteurs jugés vitaux, notamment l’éducation, l’intérieur, la santé et la défense nationale.
Parallèlement, les dépenses de rémunération devraient atteindre 27,349 milliards de dinars en 2027, contre 25,267 milliards de dinars inscrits dans la loi de finances pour 2026, soit une augmentation de 2,082 milliards de dinars, équivalant à une hausse de 8,2 %. Le nombre total d’agents autorisés à la fin de l’année 2027 est, quant à lui, fixé à 692 702, conformément aux dispositions de la loi organique du budget.
L’Éducation en tête des recrutements prévus
Le ministère de l’Éducation bénéficiera du plus grand nombre de postes prévus, avec 5 855 recrutements. Cette enveloppe comprend 2 500 postes destinés aux titulaires d’une licence appliquée de la promotion de juin 2025, 100 postes pour les diplômés de l’École normale supérieure, 998 postes d’ouvriers et 2 257 postes relevant de différents corps.
Le ministère de l’Intérieur arrive en deuxième position, avec 4 736 postes, dont 4 411 destinés aux diplômés des écoles de formation et 325 consacrés à d’autres recrutements.
Le ministère de la Santé bénéficiera de 4 000 postes, tandis que le ministère de la Défense nationale disposera de 3 704 postes. Parmi ces derniers, 3 254 sont destinés aux diplômés des écoles de formation et 450 concernent d’autres recrutements.
Ces prévisions traduisent la priorité accordée aux secteurs vitaux dans la répartition des nouveaux postes, selon les données du projet de budget de l’État pour 2027.
1 533 postes pour l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique
Le programme de recrutement concerne également plusieurs autres départements ministériels, dont celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, auquel sont attribués 1 533 postes.
Cette enveloppe comprend 740 postes destinés aux titulaires d’un doctorat au titre de la tranche 2027, 20 postes pour les diplômés de l’École normale supérieure et 773 postes relevant d’autres recrutements.
Le ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques bénéficiera, pour sa part, de 1 300 postes.
Au ministère de la Justice, le nombre de recrutements prévus s’élève à 1 277 postes. Cette enveloppe se répartit entre 502 postes destinés aux diplômés des écoles de formation, 50 postes de magistrats, 452 postes d’agents pénitentiaires et 775 postes relevant d’autres recrutements.
Le ministère des Finances disposera de 1 028 postes, dont 28 destinés aux cadres de la douane et 1 000 consacrés à d’autres recrutements.
Des recrutements répartis entre plusieurs autres secteurs
Les autres départements ministériels bénéficieront également de postes supplémentaires dans le cadre du programme prévu pour 2027.
Le ministère de la Jeunesse et des Sports se verra attribuer 1 000 postes, suivi du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, avec 570 postes, et du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, avec 412 postes.
Le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées bénéficiera de 280 postes, contre 250 pour le ministère des Affaires sociales et 221 pour le ministère des Affaires culturelles.
Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie disposera de 106 postes. À ces prévisions s’ajoutent 622 postes destinés aux autres secteurs.
Dans son ensemble, le programme vise à accorder la priorité aux titulaires de diplômes de l’enseignement supérieur ainsi qu’aux catégories pauvres et à revenus limités. Pour répondre aux besoins qui ne seraient pas couverts par les recrutements prévus, le projet prévoit également de recourir à la réaffectation des ressources humaines disponibles ou à la mobilité professionnelle.
Les dépenses de rémunération en hausse de 8,2 %
En parallèle des recrutements annoncés, le projet de budget de l’État fixe les dépenses de rémunération pour 2027 à 27 milliards et 349 millions de dinars, contre 25 milliards et 267 millions de dinars inscrits dans la loi de finances pour 2026.
L’augmentation atteint ainsi 2 milliards et 82 millions de dinars, soit une progression de 8,2 % sur un an.
Cette évolution s’explique principalement par l’impact financier des deux tranches de majoration des traitements et salaires dans le secteur public pour la période 2026-2028, en application des dispositions de l’article 15 de la loi de finances pour 2026.
Elle tient également compte de l’impact financier de la régularisation de la situation des agents des chantiers, de l’ajustement des promotions prévues pour 2026 et du programme de promotions pour 2027.
S’y ajoutent l’ajustement des recrutements prévus en 2026 et la mise en œuvre du programme de recrutement pour 2027, ainsi que les répercussions financières des différentes régularisations effectuées et de l’ajustement des départs à la retraite pour les années 2026 et 2027.
Rapportées au produit intérieur brut (PIB), les dépenses de rémunération devraient représenter 13,7 % en 2027, contre 13,4 % estimés dans la loi de finances pour 2026.
En revanche, leur part dans les dépenses totales du budget de l’État devrait rester stable à 39,7 %, soit le même niveau que celui prévu par la loi de finances pour 2026.
Un effectif global autorisé de 692 702 agents
Conformément aux dispositions de l’article 45 de la loi organique du budget n° 15 du 13 février 2019, le nombre total d’agents autorisés à la fin de l’année 2027 est fixé à 692 702 agents.
Cet effectif englobe les agents autorisés au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, pour son personnel administratif, et du Conseil national des régions et des districts, également pour son personnel administratif.
Il couvre également les effectifs de la Présidence de la République, de la Cour des comptes et des différents ministères, aussi bien dans leurs services centraux que régionaux.
Sont aussi concernés les agents des établissements publics dont les budgets sont rattachés, à titre réglementaire, au budget de l’État. Le nombre global prend enfin en compte les recrutements qui seront concrétisés dans le cadre des différentes opérations de régularisation.
Ainsi, le projet de budget de l’État pour 2027 articule les prévisions de recrutement avec l’évolution des dépenses de rémunération et l’encadrement des effectifs publics, tout en donnant la priorité à plusieurs secteurs essentiels et à la régularisation de certaines catégories d’agents.



