Complexe sportif du Nador : Le statu quo
Un laisser-aller incompréhensible…
La Presse — On a beau le crier haut et fort, rien n’y a fait jusqu’ici! À quand la réhabilitation du Complexe sportif du Nador? Un espace exceptionnel de beauté et de calme situé dans le sillage de la forêt du Nador. À l’extrême Nord de Bizerte, l’ex- complexe sportif renferme des plateaux de football, une infrastructure adaptée pour l’hébergement et les besoins qui vont avec. Les Cabistes en ont profité quelque temps, puis plus rien?! Et pourtant tout le monde à Bizerte, et au- delà, était fier de ce nouvel acquis dans l’infrastructure sportive au niveau régional, voire national. On a pensé, lors de son inauguration il y a plus de 30 ans, qu’il était le frère jumeau du Complexe sportif de Ain Draham situé en pleine Khroumirie. Et alors que tout « baignait» pour les Cabistes pendant quelques petites saisons au cours desquels les jeunes se donnaient beaucoup de plaisir à l’entraînement, voilà que tout s’arrêta d’un coup. Abandonné à son sort, le Complexe sportif du Nador s’est peu à peu transformé en «cadavre» après que les dortoirs, la cuisine, le mobilier et autres matériels servant aux joueurs pour des exercices physiques ont été saccagés et pillés car laissés pour compte. Un vrai gâchis!
De l’utilité de son exploitation…
Les stades Bsiri et du 15- Octobre, situés en plein-centre de Bizerte, constituent une vraie source de problème quant à la circulation partout en ville. Avec l’augmentation de la population dans les cités, services administratifs et institutions éducatives, il est plus que conseillé de procéder à un désengorgement.
À commencer justement par rendre opérationnels les terrains au Complexe sportif du Nador. Certes, ce n’ est pas la panacée, mais il s’agit d’alléger un tant soit peu la gabegie qui règne dans les grandes artères car les jeunes Cabistes, toutes catégories confondues, sont de plus en plus nombreux à pratiquer le football. Seulement, le Stade 15-Octobre se trouve surchargé et les alentours bondés de monde.
Une raison supplémentaire de rendre opérationnels les terrains dudit complexe pour accueillir les sportifs et leur permettre de développer, s’il en est, leurs qualités physiques, voire morales, puisque le lieu s’y prête! On sait qu’il y a litige sur la propriété en question, mais l’Etat peut trancher en avançant un intérêt d’utilité publique.
Les avantages de son exploitation en faveur des jeunes sont, à notre humble avis, plus nombreux que ses inconvénients. Mais bon, le sujet est délicat, mais il a le mérite d’être mis sur la table… Aux autorités de trancher!



