Hand – En marge du 1er Championnat du monde féminin U16 à Agadir : Les nouvelles réalités du sport international
Un classement moyen qui traduit les difficultés d’encadrement de ces jeunes sportifs.
La Presse — Ce premier Championnat du monde de handball féminin U16, organisé à Agadir, s’est terminé et l’équipe de Tunisie qui y a participé s’est classée à la onzième place. L’Egypte s’est classée cinquième… Ce classement des Tunisiennes a été obtenu grâce à une victoire méritée (27–21) face au pays hôte, le Maroc, lors du match de classement final du tournoi.
La rencontre a été marquée par la brillante prestation de la jeune gardienne tunisienne Maha Sassi, désignée meilleure joueuse du match. L’équipe de Tunisie clôture ainsi sa participation à ce rendez-vous mondial en beauté, illustrant le riche potentiel de talents prometteurs pour l’avenir du handball féminin tunisien. Son parcours explique son comportement dans le tournoi
– Phase de groupes (Groupe C)
La Tunisie a terminé cette phase à la troisième place, avec un total de deux points.
Victoire contre l’Ouzbékistan (41 – 38)
Défaite face à l’Allemagne (26 – 38)
Défaite face au Mexique (35 – 39)
– Phase de classement (Places 9 à 12)
La Tunisie s’est inclinée face à la Suisse (21 – 31) lors de son premier match de cette phase. Elle a remporté son second match de cette phase contre le Maroc, terminant ainsi le tournoi à la 11e place sur les 16 équipes participantes.
Plus que le résultat, ce sont les questions et les réalités qui s’imposent à la suite du tournant que prennent les compétitions internationales, toutes disciplines sportives confondues. Et ce n’est plus une, deux ou trois disciplines sportives qui ont mis en place «un championnat du monde», mais bien presque toutes ont lancé leur Mondial.
La raison est très simple. Confédérations et fédérations ont tout simplement constaté qu’il n’y en avait que pour la catégorie seniors et que les jeunes étaient quelque peu négligés, Dans des pays comme le nôtre, car là où la formation et la gestion du sport se font conformément à un programme qui puise ses fondements dans la succession des générations, le travail est un suivi d’efforts de prospection, de formation et de spécialisation.
A voir la dextérité de ces jeunes cadets ou cadettes, leur condition physique, leur maturité collective, on ne peut que conclure que nous sommes loin du compte au niveau de nos présomptions. Nos jeunes filles et garçons, avec un système scolaire complètement inadapté au travail de fond, dont a besoin une élite, s’appliquent. Aux dépens de leur avenir. Alors que les fédérations et le ministère sont responsables, pleinement responsables de l’avenir de ces jeunes qui ont accepté de tout sacrifier pour représenter au mieux leur pays.
Sport et études ensemble
Et ce n’est nullement ce qui est actuellement prévu pour eux qui leur permettra de garantir leur avenir. Sans revenir sur le nombre et les causes des champions et championnes que nous avons perdus, il semble que l’on est bien loin d’avoir compris que le sport n’est plus un passe-temps. Les nations qui ont décidé de choisir cette activité pour éloigner leur jeunesse des aléas du… « modernisme trompeur » savaient ce qu’elles faisaient.
Ces cadets qui viennent de tous les pays développés, comment sont-ils organisés et comment soutiennent-ils le rythme d’une préparation de pointe ? L’Etat tout simplement les soutient par une organisation qui leur permet de mener en parallèle sport et études. Et s’ils calent, ils ne sont jamais perdus pour la société.
Bien sûr, nous possédons des établissements spécialisés, mais ce sont les moyens qui manquent le plus. Nous comprenons parfaitement qu’il y a des priorités, mais la Tunisie, un pays qui possède des champions olympiques et du monde, ne saurait être absente dans ce genre messes, où les grandes nations viennent en force. Sans compter que les chasseurs de têtes sont à l’affût pour détourner et naturaliser nos jeunes. Pour le plaisir et le bonheur de hisser leurs couleurs nationales au mât d’honneur.
C’est tout simplement dire que l’effort à fournir dépasse de loin les moyens des fédérations.
Nos cadettes se sont appliquées. Elles feraient certainement mieux avec des tournois et des tournées en nombre suffisant pour s’aguerrir et progresser sur le plan individuel et collectif.
Il faut de la conviction et des moyens c’est ce qui nous manque le plus.



