Coupe de la CAF – Le CSS bat l’AFAD Plateau et renoue avec la phase de groupes : Que de sueurs froides !
Malgré le but précoce de la victoire qui leur a assuré la qualification, les Sfaxiens ont tremblé pour défendre ce mince avantage jusqu’à la dernière minute.
La Presse — Il y avait dans le gros ouf de soulagement après la fin de la seconde manche contre les Ivoiriens et le succès un petit regret : celui d’avoir beaucoup peiné pour s’assurer ce billet pour la phase de groupes. L’entraîneur Mohamed Kouki a trouvé le bon argument pour expliquer toutes les difficultés éprouvées pour s’imposer. « Ce n’a pas été un adversaire facile sur le terrain comme il l’était en théorie », a-t-il précisé. « Il n’avait rien à perdre dans ce match retour et il nous a posé beaucoup de problèmes sur le plan physique, tactique et par sa variété dans les opérations offensives. Je ne reproche pas à mes joueurs de n’avoir eu en tête que la qualification. Cette qualification avec plein de sueurs froides est quand même bonne à savourer comme premier objectif atteint. Elle nous met en confiance et nous donne le temps de corriger pas mal de lacunes ».
Un manque d’équilibre dès le départ
Mohamed Kouki a fait le pas qu’il fallait faire en passant d’un système hyper défensif (certains sont allés jusqu’à le qualifier de « trouillard ») à un dispositif à vocation plus offensive. Mais en passant du 3-5-2 à un 4-1-4-1, de l’extrême à l’extrême, avec un seul demi sentinelle au milieu (Jacques Mbé), il a oublié qu’une équipe c’est toujours un équilibre entre tâches défensives et boulot offensif. Après un court moment fort et le but de Belwafi d’entrée, il y a eu un long moment faible et un grand passage à vide qui a donné l’opportunité aux Ivoiriens de contrôler le milieu de terrain et de prendre l’avantage dans la possession. Leurs qualités physiques et techniques avec un bon quadrillage du terrain leur ont permis de prendre le CSS à la gorge et de constituer un danger permanent pour Dahmen. Sans deux interventions décisives de ce dernier et la vigilance de Mondeko, les attaques de l’AFAD auraient pu faire mouche et changer complètement la donne pour le CSS. Ce n’est qu’après avoir fait entrer Hasamadou Ouédraogo comme deuxième pivot en seconde mi-temps que le dispositif a été corrigé et l’équilibre retrouvé.
« J’ai opté pour une défense à quatre et ça été un point positif. Bien entendu, il y a eu des imperfections qui sont apparues et il y a encore des retouches à faire pour améliorer tout le dispositif. Nous allons y travailler dans une bonne ambiance après cette qualification qui aura un impact psychologique très précieux pour nous », a souligné Mohamed Kouki. L’entraîneur du CSS, dont le retour a été un pari immense autant pour lui que pour le comité directeur de Mehdi Frikha, a marqué un point et a passé avec succès même dans la souffrance son premier examen. Il n’aura pas beaucoup de temps pour savourer ce premier objectif atteint. Jeudi 29 octobre, il aura un autre écueil plus dur à surmonter : une Espérance requinquée après son passage en phase de groupes en Ligue des Champions et bien décidée à ne gâcher aucun point pour grimper au sommet du classement.



