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Arabie saoudite : ces 69 métiers que les travailleurs tunisiens ne peuvent plus exercer

  • 28 octobre 2026
  • 3 min de lecture
Arabie saoudite : ces 69 métiers que les travailleurs tunisiens ne peuvent plus exercer

Depuis le 4 octobre 2026, les entreprises du secteur privé saoudien doivent réserver aux citoyens saoudiens 69 professions de soutien administratif, dans le cadre d’une mesure de saoudisation à 100 %. Cette disposition concerne également les travailleurs tunisiens occupant ces fonctions, comme les autres ressortissants étrangers, sans pour autant interdire aux expatriés l’accès à l’ensemble du marché du travail saoudien.

La mesure a été annoncée par le ministère saoudien des Ressources humaines et du Développement social, qui a confirmé son entrée en vigueur le 4 octobre et le lancement des opérations de contrôle dans les différentes régions du royaume. Les entreprises qui ne respectent pas les exigences applicables s’exposent aux sanctions réglementaires prévues par la législation saoudienne.

Une application en deux étapes

Le dispositif a été mis en place progressivement. Selon le ministère, la décision actualisée, publiée en avril 2026, porte sur 69 intitulés professionnels soumis à un taux de saoudisation de 100 %, conformément à la Classification professionnelle unifiée saoudienne.

Dix-neuf professions ont été concernées dès le 5 avril 2026, tandis que les 50 autres ont bénéficié d’une période transitoire de six mois, arrivée à échéance début octobre. La mesure s’applique aux établissements du secteur privé employant au moins un salarié dans les professions visées.

La liste officielle couvre différentes fonctions administratives et de soutien. Elle comprend notamment des postes dans les ressources humaines, le recrutement, le secrétariat, la saisie de données, l’administration, les relations publiques et la gestion des opérations logistiques.

Parmi les intitulés cités par le ministère figurent les postes de responsable du développement des ressources humaines, de spécialiste du recrutement, d’assistant administratif, d’agent d’accueil, d’agent des relations gouvernementales, de courtier en douane, d’agent de transit et de gestionnaire des mouvements de stocks. Le périmètre exact est défini par les intitulés professionnels retenus dans la classification saoudienne, et non par une interdiction générale de travailler dans des secteurs entiers.

Les travailleurs tunisiens aussi concernés

Pour les Tunisiens établis en Arabie saoudite ou envisageant d’y travailler, cette évolution réduit les possibilités de recrutement dans les professions expressément visées. La règle étant liée au poste occupé et à l’obligation de saoudisation, elle concerne les expatriés quelle que soit leur nationalité, et non uniquement les travailleurs d’un pays déterminé.

Les conséquences pour les personnes déjà en poste doivent toutefois être appréciées au regard des règles d’application et de leur situation professionnelle. L’annonce ministérielle ne permet pas, à elle seule, d’affirmer que tous les travailleurs étrangers concernés seront automatiquement licenciés.

Les autres emplois restent soumis à leurs propres règles

La décision ne signifie pas que l’Arabie saoudite ferme son marché du travail à l’ensemble des étrangers. Elle porte spécifiquement sur les 69 professions de soutien administratif recensées par les autorités. D’autres métiers peuvent rester accessibles aux expatriés, sous réserve des conditions de recrutement, des autorisations requises et des éventuelles obligations de saoudisation propres à chaque profession. Le ministère poursuit en effet une politique de nationalisation qui peut également concerner d’autres catégories professionnelles selon des règles distinctes.

 

 

Auteur

S. R

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